Brest dans l'oreillette, le podcast des patrimoines d'ici

Mise à jour le 27/01/2026

Bienvenue dans notre série de podcasts "Brest dans l'oreillette" ! Nous vous invitons à explorer
les trésors des patrimoines de la ville de manière ludique. A travers des témoignages, vous (re)découvrirez les pépites de notre bien commun. Anecdotes, faits historiques, souvenirs... Brest dans l'oreillette nous donne à voir la ville sous un autre angle. Bonne écoute !

Labellisée Ville d'art et d'histoire

Labellisée Ville d'art et d'histoire, la ville de Brest est riche de patrimoines matériels et immatériels. Elle les valorise tout au long de l'année à travers de nombreuses animations : visites, balades, brochures, expositions, journées du patrimoine... A retrouver dans la programmation des Rendez-vous Ville d'art et d'histoire. La série de podcasts vient compléter ces propositions de manière vivante, sensible et inédite !

Des podcasts pour regarder différemment

Les podcasts Brest dans l'oreillette mettent en lumière des éléments emblématiques de la ville - bâtiments, lieux, légendes urbaines - en les faisant vivre à travers la parole de celles et ceux qui les connaissent le mieux. Le tout avec un petit pas de côté pour surprendre et montrer ce qui rend Brest si attachante.

À travers des rencontres passionnantes avec des experts du patrimoine, des personnalités culturelles, des associations dynamiques et des entrepreneurs visionnaires, nous vous proposons de découvrir Brest sous un autre angle. Laissez-vous surprendre, émouvoir et inspirer par celles et ceux qui écrivent l'histoire de notre ville.

Découvrez Brest comme vous ne l'avez jamais entendue et n'hésitez pas à partager !

Brest dans l'oreillette saison 2

Brest dans l'oreillette saison 2 - ©Ville de Brest

Comment retrouver la saison 1 ?

Vous n'avez pas eu l'occasion d'écouter les 18 épisodes de la saison 1 ? Retrouvez-les en cliquant sur le bouton ci-dessous, avec leurs transcriptions textuelles. 

Bonne écoute !

Transcriptions textuelles

Marion Watras
Brest dans l'oreillette, le podcast qui révèle les dessous de l'art et des patrimoines de Brest.

Voix SNCF
Vous êtes arrivé à Brest, terminus du train. Assurez-vous de n'avoir rien oublié dans le train.

Hugues Courant
Tous néo-brestois, mais même des vieux brestois, pensent que c'est un bâtiment à la reconstruction. Pas du tout, il est d'avant-guerre.

Yan Marchand
Quand j'ai voyagé, que je reviens par le train à Brest, à un moment, depuis la voie, on voit la Rade, le port de plaisance. Ça me réjouit toujours énormément.

Marion Watras
Portes d'entrée autant que points de départ. Dans une ville, la gare est toujours un bâtiment un peu à part, entouré d'un imaginaire de voyage, de retrouvailles et de temps suspendus. A Brest, ce caractère singulier est d'autant plus fort que la gare, terminus avant le bout du monde, est la dernière avant l'océan. D'ailleurs, la forme du bâtiment, que certains voient comme une locomotive avec sa grande tour en guise de cheminée, n'a pas été choisie au hasard. Hugues Courant en travaille aux archives métropolitaines et municipales de Brest.

Hugues Courant
Le bâtiment en lui-même qui vous fait face, quand vous arrivez depuis le parking, on le voit bien aujourd'hui, sa forme c'est quand même un bel hémicycle. La tour de l'horloge reportée sur le côté, mais vous avez bien un hémicycle et ça ferme en fait les voies. Ou au contraire, quand vous arrivez par le train, c'est ouvert parce que ça vous accueille. Et c'est bien le sens. Nous sommes sur une gare terminus, pas une gare de passage.

Marion Watras
Mais de quand au juste date la gare de Brest ? Elle est bien souvent considérée à tort comme un édifice de l'après Seconde Guerre mondiale. En réalité, le chantier de construction du bâtiment a débuté en 1936.

Hugues Courant
Il est de ce qu'on appelle le mouvement moderne, assez proche de l'art déco à la brestoise, donc très sobre, très épuré, presque un peu austère. Et effectivement, la guerre coupe un peu ce mouvement-là, mais ne l'arrête pas. Et quand on reprend la reconstruction, on reprend avec ce même style. Donc quand on voit la gare, on peut avoir la même impression d'ailleurs qu'avec l'hôpital Morvan, qui est exactement cette partie-là, deuxième partie des années 30, avec le même style. L'ouvrage va être confié à Urbain Cassan, un élève du Corbusier, pas trop trop mal question architecte, nouveaux matériaux, on est dans du béton armé désormais intégralement. L'architecture a un sens, tout particulièrement désormais dans ce nouveau bâtiment, et ça va se voir.

Marion Watras
D'où cette forme arrondie qui tranchait avec la première gare construite avant l'arrivée du chemin de fer en 1865. Beaucoup plus classique dans son architecture, comme on le voit sur les photos conservées aux archives, elle était constituée d'un corps central, de deux ailes et d'une immense verrière au-dessus des quais.

Hugues Courant
Cette gare était, aujourd'hui on aurait dit presque un peu préfabriquée, en tous les cas démontable. La marine avait des exigences quant au fait que si la ville était assiégée puis prise, il ne fallait pas que la gare puisse être utilisée par l'ennemi. Donc en 1865, en plein second empire, la gare doit être démontable. Elle a donc été construite en bois, en verre et en métal. Malgré ce côté presque temporaire, en tous les cas dans les matériaux utilisés, elle a quand même duré 71 ans.

Marion Watras
Revenons à la gare actuelle. Elle a peu changé dans sa physionomie depuis sa construction. Si les quais et les voies ont souffert pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment, lui, a été relativement épargné. Seul séquel visible des bombardements, le bas-relief en granit rose qui orne la tour de l'horloge, dont il ne reste que la partie basse.

Hugues Courant
C'est une œuvre de Lucien Brasseur. Ça symbolise une Bretagne touristique, mais après tout, pour une gare, on peut comprendre l'intention. Ce qui reste donc en bas, vous avez un marin pêcheur et un joueur de bignou qui se font face. Et au-dessus, vous aviez, et vous n'avez plus, un calvaire avec des bretonnes en train de discuter au pied. Et tout en haut, des silhouettes de bateaux hauturiers à voile. Vous aviez tous les aspects de la Bretagne symbolisés.

Marion Watras
La prochaine fois que vous prendrez le train à Brest, peut-être vous attarderez-vous un instant pour admirer ces éléments du bas-relief ou l'aspect général du bâtiment. Peut-être aussi votre esprit divaguera-t-il, dans l'attente d'un ami, sur le quai, car la gare est un lieu propice à la réflexion. Et ce n'est pas le philosophe Yan Marchand qui me dirait le contraire.

Yan Marchand
En philosophie, à proprement parler, il n'y a pas de réflexion particulière sur les trains, mais il y a quand même tout un imaginaire autour de la gare qui se déploie. Et les romans sont là pour nous le rappeler, puis nos vies quotidiennes. On pense souvent aux arrivées, aux départs, et c'est le verrou qui pose question. Il y a bien entendu les imaginaires de voyage, et aussi un imaginaire qui existe, boulot métro-dodo, c'est-à-dire celui de la régularité et de la routine. C'est pour dire, il s'en passe des choses sur un quai de gare.

Marion Watras
Partir pour mieux revenir, un aller avant une autre forme de retour, il y a parfois cette idée-là dans les départs.

Yan Marchand
Pour Brest, c'est particulier parce qu'effectivement, c'est un terminus et je me suis toujours posé la question pourquoi quitter Brest en fait. On y est si bien. Ça me fait penser à une idée comme ça d'un bonhomme qui s'appelle Jean-Pierre Vernant, et qui nous parle de nos amis grecs de l'Antiquité. Ils ont deux dieux, Hestia, qui est la déesse du foyer, et Hermès, qui est le dieu des voyages. Ils sont toujours associés, pour une raison qui est assez évidente, c'est-à-dire, pour sentir qu'on a un intérieur, un foyer, il faut se projeter vers l'extérieur. Et pour que l'extérieur ait du sens, il faut partir d'un intérieur. C'est pour ça que les Grecs avaient la réputation, ils le sont toujours d'ailleurs, très hospitaliers. C'est-à-dire, pour se sentir vraiment chez soi, il faut faire venir l'extérieur. Et pour se sentir chez soi, il faut aussi être l'étranger. Et sans sentir qu'on a été l'étranger, donc il faut absolument partir. Et le train, peut-être, quand on arrive en tout cas, nous rappelle, voilà, c'est mon lieu.

Marion Watras
Et puis la gare, c'est aussi ce lieu où l'on attend. On arrive en avance pour ne pas rater son train. On passe le temps quand il est en retard. On trépigne au retour d'un proche.

Yan Marchand
Effectivement, il y a toute une méditation sur le temps à faire à partir du train. En philosophie, chez Bergson notamment, on va distinguer deux types de temps. Il y a le temps des chronomètres, le temps des pendules, le temps des horloges, avec un avant, un pendant, un après. Et il y a un autre temps, beaucoup plus intime, qui est du temps vécu, que l'on appelle de la durée, et on sent que toutes les dimensions du temps se superposent. Et peut-être, dans le phénomène de l'attente, il y a ça. C'est-à-dire que le moment où je suis là, il est porté par tout un passé qui est encore présent. Et je me projette déjà dans un avenir qui n'est pas encore là. Ce qui fait que parfois ce temps vécu, ce temps intime, cette durée, fait mentir les horloges. Il se dilate, il est plus long ou plus court. Donc ça se passe sur le quai, mais ça se passe aussi dans le wagon. Quand on sait que le train va arriver en retard, on se met à regarder le temps qui passe et il ne passe pas. Et quand on est dans le train et que notre regard s'évade avec la vitesse du déplacement, finalement on ne voit plus le temps passer.

Marion Watra
C'était Brest dans l'oreillette, un podcast de la ville de Brest. Réalisation Marion Vatras.

Marion Watras
Brest dans l'oreillette, le podcast qui révèle les dessous de l'art et des patrimoines de Brest.

Claire Tracou
Surpris des volumes de cette église, de ce qu'elle raconte, de sa méthode de construction. Vraiment elle ne laisse pas indifférent.

Yann Celton
Elle est dans un style aussi qui surprend, on dirait peut-être brutaliste par ses formes élancées et très peu bretonne finalement.

Marion Watras
De l'extérieur comme de l'intérieur, l'église Saint Louis en impose. Ses dimensions hors norme, 87 mètres de long et une hauteur sous voûte de 24 mètres lui donnerait presque des aires de cathédrale. Son immense nef peut d'ailleurs accueillir jusqu'à 3 500 personnes assises. Son histoire, elle aussi, mérite de s'y attarder, car l'édifice a été construit à l'emplacement même de la première église Saint-Louis, partiellement touchée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C'est Claire Tracou du service musée patrimoine de la ville qui nous guide aujourd'hui à la découverte de cet élément du patrimoine religieux brestois.

Claire Tracou
L'église ancienne aurait pu être reconstruite. Elle n'était finalement pas complètement endommagée, mais à ce moment-là il y avait beaucoup d'enjeux en cours et notamment celui de rebâtir une ville qui répondait aux critères modernes. Et donc à ce moment-là on a fait le choix de la table rase aussi parce qu'on voulait remonter ce niveau des rues. et donc l'église de fait se retrouvait encaissée dans la ville moderne et ça n'avait plus de sens. Et donc finalement les fondations de l'ancienne église, elles sont encore visibles sous l'église d'aujourd'hui, et elles sont à 6 mètres en dessous à peu près, la hauteur qui a été recomblée de la rue Pasteur.

Marion Watras
Le concours d'architectes est lancé à la reconstruction. C'est le projet du cabinet Michel qui est retenu, à se détacher de la tradition bretonne, mais pas uniquement.

Claire Tracou
On a aussi cette alliance à la fois de l'ancien et de la modernité dans les couleurs, avec l'usage de la pierre de Logona qui est une pierre d'ici avec une couleur assez chaleureuse, ocre. Et puis ce béton qui est nouvellement utilisé au moment de la reconstruction et qui apporte une touche beaucoup plus brute mais aussi c'est très grand volume. Et après, au niveau des murs, on a vraiment Deux murs très distincts parce qu'on a tout un côté qui est orné de grands vitraux et le côté qui est le plus exposé au vent d'ouest, qui n'a que de toutes petites ouvertures colorées. Donc un bâtiment qui est aussi adapté à son climat, à son emplacement.

Marion Watras
Le style de l'église Saint-Louis témoigne du renouvellement architectural des édifices religieux à l'époque de la reconstruction, un parti pris assumé maisparfois mal compris.

Claire Tracou
À ce moment-là, l'art sacré est vraiment dans un grand bouillonnement créatif. Il y a beaucoup d'innovations sur la forme des campaniles, des clochers, des volumes des églises. L'Église Saint-Louis répondait à un mouvement qui était très en vogue mais qui pouvait surprendre effectivement les Brestois et toute autre personne qui avait certaines habitudes, certaines traditions. Donc je pense que c'est une église qui a toujours interpellé et au moment de sa consécration d'ailleurs A la fin du chantier en 1958, le maire de Brest disait au moment de son discours : "ce qu'on peut dire au moins c'est qu'elle ne laisse pas indifférent" et je pense que c'est toujours le cas aujourd'hui.

Marion Watras
Lors des visites proposées par l'office de tourisme et le service Musée Patrimoines, plusieurs espaces d'ordinaire fermés sont exceptionnellement accessibles : la tribune qui surplombe la nef, le baptistère octogonal est illuminé par les vitraux de Léonzac, mais aussi un autre endroit plus insolite encore. Claire Tracou nous y emmène.

Claire Tracou
On est dans le sous-sol, sous l'église et effectivement ici on peut voir les deux pilastres d'entrée de l'ancienne église. Donc c'est assez marquant de pouvoir revoir son architecture, son positionnement qui est vraiment en miroir à l'église actuelle. Et aussi cette ancienne porte, l'entrée par où les gens passaient, qui est murée mais qui permet de vraiment rendre compte. Ça donne de l'émotion de penser à tous les Brestois qui sont par exemple passés par là pour des cérémonies, mariages, les messes. et qu'aujourd'hui on passe 6 mètres au-dessus de cette porte.

Marion Watras
L'église Saint Louis est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 2018. Plusieurs éléments de l'édifice bénéficient également d'une protection au titre des objets mobiliers. C'est le cas de l'imposant calvaire en bois situé dans le cœur, et du maître hôtel non moins impressionnant. Yann Celton est conservateur délégué des Antiquités et Objets d'Art du Finistère Il connaît bien l'église Saint-Louis pour lui avoir consacré son mémoire de maîtrise d'histoire lorsqu'il était étudiant. Avec lui, nous nous attardons devant le calvaire et l'autel.

Yann Celton
Ce sont des œuvres d'un sculpteur qui n'est pas forcément connu du grand public, qui s'appelle Philippe Quaiplin, qui est mort en 2011, qui a beaucoup travaillé pour l'art sacré. J'ai eu la chance de le rencontrer chez lui à Venves, pour qu'il me raconte comment il avait conçu le décor de Saint-Louis. Ce qu'on appelle le calvaire, donc le Christ Saint Jean et la Vierge en rouge et or, doit faire 4,50 mètres de haut. Donc c'est très très grand. Et je lui dis « mais comment on fait pour avoir une taille pareille ? » Et puis il me dit « c'est pas compliqué » . Et là il mime un peu la scène. Il me dit « j'avais la maquette de l'église » . Il se penche, il dit « j'ai mis mon œil dans la porte d'entrée, au bout j'ai mis ma main, j'ai étendu le pouce et l'index, et puis j'ai estimé la taille que ça devait faire. Et ensuite j'ai mis à l'échelle et ça m'a fait 4,50 mètres. »

Marion Watras
C'est assez artisanal.

Yann Celton
C'est comme ça qu'il fonctionne. On est tout à fait vraiment dans un style des années 50, on est dans la modernité, dans quelque chose de brut. Alors il commence par une petite maquette qui m'a donné et que j'ai ici. Je vais vous la montrer, je vous l'ai apportée. Elle est classée monument historique également. Et là voilà. On a tout le style du Grand. Le choix du rouge et de l'or, vous avez remarqué que c'est les mêmes couleurs qu'on a sur la porte d'entrée de Saint-Louis également. c'est le rouge du sang de Brest versé pendant la guerre, et l'or de sa renaissance et de la gloire. Tout fonctionne ensemble, tout est conçu ensemble. Un hôtel très grand qu'on appelle un hôtel tombeau qui est noir, c'est du marbre noir de Leraux qui l'avait fait venir spécialement pour cette construction. Et donc au-dessus ce grand Christ qui semble en élévation. L'idée c'est d'avoir une masse très sombre et très pesante en bas, et quelque chose qui est beaucoup plus léger, qui s'élève en haut et qui s'étire même jusqu'à ce qu'on a la pièce de bois qui s'appelle le baldaquin, qui est au dessus du chœur, qui a été peint en jaune récemment, et qui est fait pour donner une luminosité particulière au chœur de Saint Louis.

Marion Watras
Impossible de terminer cette visite de l'église Saint Louis sans évoquer le calice dont on dit qu'il a été fabriqué à partir des bijoux des Brestois morts dans l'explosion de l'abri Sadi-Carnot en 1944. Légende urbaine ou histoire vraie ? En l'absence d'archives écrites, Yann Celton a mené l'enquête durant 10 ans et voici ce qu'il a découvert à propos de ce calice en argent serti de petits diamants.

Yann Celton
Ce ne sont pas directement des bijoux - les bijoux sont en or la plupart du temps - qui ont été fondus pour faire cet objet, mais donc ils ont été vendus pour que l'orfèvre puisse acheter le matériel et faire son travail ensuite. Juste sous la coupe on a des diamants et on m'a assuré que ce sont des diamants de taille ancienne et tous de tailles différentes. Donc là effectivement par contre ce sont vraiment des diamants qui appartenaient aux victimes de la guerre qui ont été replacés ici sur cet objet. Alors vous voyez que sur le pied, vous avez différents personnages qui sont représentés ici, qui sont ciselés. Je demandais qui était dessus, on ne savait pas trop. Et en les regardant, je vois un personnage qui présente un blason. Et le blason c'est le blason de Tours. Et tout d'un coup j'ai le déclic : ce n'est pas Saint-Martin de Tours, c'est Saint-Martin la paroisse de Brest. Et à partir de là, tout le rébus s'éclaire. Tous les personnages qui sont sur le calice sont les saints patrons de Brest à l'époque. On a Notre-Dame pour Kerbonne, on a Saint-Joseph pour le pilier rouge, on va avoir Saint-Laurent pour Roland Bézélec avec sa grille, etc. Et ça, ça n'existe nulle part. C'est le calice pour toute la ville de Brest de l'époque de la guerre qui est dessinée ici. Et ça, je n'ai jamais vu d'équivalent. Alors il a une histoire vraiment rocambolesque parce qu'en 2008 il est volé, il est retrouvé juste après mais la paterne est perdue. Mais la presse titre à ce moment-là le calice de l'abri Sadi Carnot, le calice historique et tout d'un coup on parle de lui. Parce que jusqu'à présent on n'avait jamais parlé de lui.

Marion Watras
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