Les Cantines du Ponant lancent leur service

Enfance / Education

Publié le 15/07/2026

Revenue dans le giron de la municipalité, la restauration scolaire a troqué les anciens prestataires extérieurs pour une société publique locale (SPL). Les Cantines du Ponant sont déjà opérationnelles.

  • Stéphane Roudaut et Véronique Bourbigot (à gauche) ont visité les Cantines du Ponant ce 15 juillet, en compagnie de Christelle Pouliquen-Calvez. - ©Damien Goret
  • Pizza végétarienne au menu des petits des centres de loisirs. - ©Damien Goret

On entre à l’intérieur du site de la cuisine centrale de Brest, qui héberge les 35 salariés des Cantines du Ponant, en respectant un protocole ultra-sécurisé. Le but : lutter contre le pire ennemi de la restauration collective, à savoir la TIAC, pour toxi-infection alimentaire collective insiste Christelle Pouliquen-Calvez, à la tête de la SPL, qui a succédé au prestataire extérieur Elior.
Ici, en période scolaire, 7 000 repas par jour sont notamment préparés et destinés aux demi-pensionnaires des communes de Brest et de Gouesnou, cette dernière ayant fait le choix d’intégrer la SPL. Mais l’activité ne s’arrête pas durant l’été, observe encore la directrice, puisque nous préparons actuellement quelque 1 600 repas pour les centres de loisirs.

12 000 repas possibles

C’est un outil fantastique, pointe Stéphane Roudaut, maire de Brest. Un site de 1 800m² sur lequel nous pourrions même préparer jusqu’à 12 000 repas par jour. Pour cela, l’idée serait sans doute que d’autres communes rejoignent la SPL, mais chaque chose en son temps… Car nous serions encore plus fort ensemble, au niveau de la commande publique. Et ceci permettrait aussi d’aider à sécuriser et stabiliser une filière alimentaire locale

Car le passage d’Elior aux Cantines du Ponant ne s’est pas accompagné d’ambitions à la baisse, au contraire. Pour nous, les enjeux sont simples : manger bien et manger sain, aves des repas pensés par une diététicienne ; éducation aux goûts ; 80 % de bio ; aider à la structuration des producteurs de notre territoire..., énumère encore l’édile.

Une politique sociale pour le bien manger

Avec un prix estimé de 17 euros tout inclus (repas, encadrement de la pause méridienne, personnels de service…), la ville de Brest continue néanmoins à appliquer une forme de politique sociale, reprend Stéphane Roudaut, puisque le prix moyen par famille avoisine les 2,95 euros, le reste étant à la charge du budget général de la ville.

Rare (14 SPL de restauration scolaire en France), le modèle des Cantines du Ponant est observé de près par d’autres communes et EPCI. Sur Brest, ville et métropole (au titre de son projet alimentaire de territoire) en sont actionnaires, au même titre que Gouesnou.
Il permet une bien meilleure flexibilité et une plus grande sûreté pour tous, assure Christelle Pouliquen-Calvez, que ce soit pour la collectivité ou les producteurs.
Dès la rentrée prochaine, tous les petits brestois et gouesnousiens des écoles publiques mangeront donc au même service : celui des Cantines du Ponant !

Nolwenn Corre au menu

Surprise : le 8 octobre, à l’occasion de l’opération Le grand repas, c’est la cheffe étoilée Nolwenn Corre, qui officie au restaurant de la pointe Saint-Mathieu, qui concoctera le repas, en lien avec les équipes des Cantines du Ponant.