Sable et Ciel : Le bal magique !
- Mise à jour le 19/03/2026
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Le Dimanche 29 mars 2026 de 17:00 à 18:15
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Auditorium du Conservatoire
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Handicap moteur
À ne pas manquer en famille ! Un bal masqué pour réveiller la Belle au bois dormant, pour que Tom rattrape Jerry, ou pour voir flamboyer un oiseau de feu !
L’Ensemble “Entre Sable et Ciel” propose aujourd’hui un programme d’histoires fantasques et fantaisistes, de récits, d’aventures débridées et de contes — ou, du moins, les titres des œuvres proposées le laissent croire.
Jupiter Chorale" ou "I vow to thee, My Country
Prélude par les élèves du conservatoire
Quatre euphoniums (appelés aussi tubas ténors) de la classe de Virginie Récalt : Thomas Lacoult, Laurent Lacoult, Agathe Peyrard et Yaelle Gaudin.
« Le Bal Masqué », FP 60, Francis Poulenc 20'
Inspiré par des poèmes surréalistes de Max Jacob (1876-1944), suite à une commande de la vicomtesse de Noailles, Francis Poulenc (1899-1963) a composé en 1932 les six mouvements du Bal masqué, cantate profane pour baryton, hautbois, clarinette, basson, cornet à piston, violon, violoncelle, batterie et piano comme une œuvre bouffe « où la bouffonnerie côtoie parfois le terrifiant » dont le but est de « faire rire, mais faire rire d’un œil seulement ». Plaisanterie pour cercle d’amateur d’arts, une “récréation” pour des familiers d’Hyères où les Noailles possédaient une maison qui avaient pour nom, entre autres, Buñuel, Giacometti, Markevitch, Auric, Nabokov, Sauguet ?… Pas seulement : Poulenc demandait « qu’on sache cependant que le Bal masqué est autrement important dans [son] œuvre que certaines pièces de piano rabâchées ou même certaines mélodies ».
- Préambule et Air de bravoure
- Intermède
- Malvina
- La Dame aveugle
- Finale (Caprice)
« Tom et Jerry », Scott Bradley
Vraiment plus futiles et légères, les cavalcades de Tom le chat poursuivant la rusée souris Jerry ? Si la technique du “mickeymousing” qui consiste à doubler chaque effet visuel d’un effet musical a été employée à l’envi, des compositeurs ont su, derrière les images des dessins animés, déployer tout leur talent. Walter Scott Bradley (1891–1977) a ainsi usé savamment du mélange des genres, de citations autant classiques que pop ou jazz, mais également de techniques variées très avant-gardistes : « J’espère que le Dr Schoenberg (1874-1951) me pardonnera d’avoir utilisé son système pour produire de la musique comique, mais même les musiciens de l’orchestre riaient pendant l’enregistrement. » Sans les images et leur mouvement qu’elle accompagne, c’est une musique à l’écriture très riche qui apparaît à l’auditeur, libre alors d’imaginer une nouvelle situation, de nouvelles aventures.
« Ma Mère l’Oye », Maurice Ravel
C’est le même phénomène qu’évoque Colette (1873-1954) lorsqu’elle écrivait à Maurice Ravel (1875-1937) « Savez-vous que des orchestres de cinémas jouent vos charmants contes de Ma Mère l’Oye pendant qu’on déroule du Far West ? Si j’étais compositeur et Ravel, il me semble que j’aurais beaucoup de plaisir à apprendre cela. » Ma Mère l’Oye fut d’abord des « pièces enfantines pour piano à quatre mains, datant de 1908, écrit à Valvins à l’intention de ses jeunes amis Mimi (1899-1949) et Jean (1901-1990) Godebski » dans lesquelles Ravel avait « le dessein d’évoquer la poésie de l’enfance » ce qui l’a « naturellement conduit à simplifier sa manière et à dépouiller son écriture ». De ces cinq mouvements, il a ensuite tiré un ballet qui fut monté par le Théâtre des Arts » Un critique en dit après la première que c’était une « très agréable petite fantaisie dansée » mais que Ravel aurait dû écrire une nouvelle partition plutôt que d’en orchestrer une vieille : « pour la première fois, M. Ravel laisse voir quelque chose comme du naturel, et plus de désir de s’amuser et de nous amuser discrètement que de nous “épater”. » Cela blessa Ravel pour qui la sincérité du musicien était essentielle. Son investissement dans l’élaboration du ballet en était le témoignage trop discret.
- Pavane de la Belle au bois dormant. Lent
- Petit Poucet. Très modéré
- Laideronnette, Impératrice des Pagodes. Mouvement de marche
- Les Entretiens de la Belle et de la Bête. Mouvement de Valse très modéré
- Le Jardin féerique. Lent et grave
« L’Oiseau de feu », suite, Igor Stravinsky
Le mouvement fut inverse pour Igor Stravinsky (1882-1971) et L’Oiseau de feu : d’abord pour la danse, ensuite pour l’orchestre. C’est à l’occasion de sa création en 1910 que Debussy et Stravinsky se rencontrèrent pour la première fois. Mais à la question du jeune compositeur russe : « Que pensez-vous de mon Oiseau de feu ? », Debussy eut cette réponse : « Que voulez-vous, il fallait bien commencer par quelque chose ! » Stravinsky commenta plus tard : « Juste, mais pas très flatteur. » Certes, c’était la première fois que le compositeur écrivait pour les “Ballets russes de Paris” de Serge de Diaghilev, première d’une collaboration de près de 18 ans, et ce fut un formidable succès, lançant vraiment le jeune compositeur russe. Ont suivi ensuite rien moins que Petrouchka, le Sacre du Printemps, Pulcinella, Les Noces, Apollon musagète…
- Introduction — L’Oiseau de feu et sa danse— Variation de l’Oiseau de feu
- Rondes des Princesses
- Danse infernale du roi Kachtcheï
- Berceuse
- Final
Qu’il soit permis de conclure cependant avec les propos du chef et compositeur Leonard Bernstein qui, dans l’un de ses concerts pour la jeunesse intitulé « Que signifie cette musique ? » insiste sur le fait que la musique ne parle de rien, qu’il s’agit de note, de mi bémols et de fa dièses. La musique est, tout simplement. Et la seule chose qu’elle signifie, « c’est la façon dont elle vous fait vous sentir quand vous l’entendez. Les sentiments ne sont pas en dehors de la musique. Ils appartiennent à la musique. Ils sont la musique ».
Orchestre symphonique : Sable & Ciel, ensemble orchestral
Direction musicale : Gonzalo Bustos
Anna Menke. Corinne réalisera la chorégraphie afin qu’Anna puisse danser pendant la pièce.
Comment l’écouterez-vous aujourd’hui ?
- Flûtes : Anaïs Le Clech, Céline Moraud-Langlet, Carole Lemarié
- hautbois : Nathalie Le Brazidec, Charlotte Bouchet, Grégoire Pluet
- Clarinettes : François Marquet, Michel Dissegna
- Bassons : Philippe David, Samuel Bondon, François Palluel
- Saxophone alto : Geoffrey Doucet
- Cor : Antoine Bouissonnié, Colin Peigné, Benjamin Arnoux, François Vince
- Trompette : Frédéric Ravily, Emilie Rouvreau-Chauvineau, Leslie Blacher
- Trombone : Maxime Chevrot, Apolline Croguennec, Guillaume Gouilloux
- Tuba : Virginie Récalt
- Percussions : Quentin Giraud, Damien Petitjean, Jonathan Le bon, Victor David
- Piano, Célesta : Marine Lombard, Claire Prévôt
- Harpe : Alice Soria-Cadoret
- Chant : Isabelle Chauvin
- Violons 1 : Arthur Soulès, Rui‑Xian Liu, Muriel Guerinel, Pauline Trehen, Hélène Callonnec, Louisanne Piguel, Caroline Meniel Chardonnet, Lucas Robin, Tania Cochelin, Matthieu Durrheimer, Ariane Croquette
- Violons 2 : Nolwenn Visset, Hélène Fourreaux, Jean-Marie Lions, Marie Bouchier, Juliette Simon Bernardon, Youen Lorec, Claire Chauvel, Vincent Bernardon, Charlotte Sonnois
- Altos : Laure Ramon, Armelle Gillon, Geoffroy Scrive, Awami Kollo, Sophie Piat, Pauline Chevriot
- Violoncelles : Natalia Goldmann, Amandine Le Puil, Rémy Petit, Adam Argoubi, Emmanuelle Lamarre, Anne Roturier
- Contrebasses : Jean-Michel Depret, Cédrick Alexandre, Simon Le Doaré
Direction orchestrale : Gonzalo Bustos
Danseuse classique : Anna Menk, sur une chorégraphie de Corinne Verdeil
Gonzalo Bustos, direction orchestrale
Biographie
Gonzalo Bustos succède à Marc Schuster pour assurer la co-direction artistique de Sable et Ciel, ensemble orchestral, avec Sophie Thierry, directrice du conservatoire.
Gonzalo Bustos est un compositeur et chef d’orchestre talentueux, reconnu pour son exploration audacieuse de la musique classique et contemporaine. Sa musique cherche à créer une ouverture sensible, invitant l’auditeur à une écoute émotionnelle profonde. Inspiré par des influences de musique du monde et des courants actuels, il fusionne habilement les sonorités traditionnelles et les textures modernes.
Directeur artistique de l’ensemble Sillages, il met en valeur des œuvres contemporaines tout en dirigeant des classiques du répertoire avec une approche captivante. Il est également directeur du festival Electrocution.
En résidence de composition au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes, il y enseigne également la direction d’orchestre et la composition. Son œuvre novatrice et sensible est présentée lors de festivals internationaux.
Abonnements et billets individuels
- Vente en ligne des abonnements et billets tous tarifs
- Vente à l'accueil du conservatoire, 16, rue du Château du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h45. Le samedi matin de 9h à 12h. Paiement par carte bleu, espèces ou chèques.
- Vente le jour du concert, à l'auditorium du conservatoire, à partir de 16h15.
Tarifs
- Plein tarif : 18 €
- Abonné : 14 €
- Tarif de groupe, à partir de 5 billets achetés simultanément -personne morale ou association : 14 €
- Parents d’élèves du conservatoire : 10 €
- Tarif réduit (sur présentation d’un justificatif) : 6 € pour les étudiantes et étudiants, demandeuses, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap (gratuit pour l’accompagnateur), moins de 18 ans.
- Élèves du conservatoire : exonéré (billet obligatoire)
Personnes à mobilité réduite
Pour organiser au mieux l'accueil des personnes à mobilité réduite et de celles qui les accompagnent, contactez au préalable le conservatoire au 02 98 00 89 99 ou conservatoire-de-musique@brest-metropole.fr.
- 9, rue Emile Zola, Brest : Tram arrêt « Château » à 500 mètres.
- La salle de spectacle est accessible aux personnes à mobilité réduite.
- Accès rue Émile Zola de plein pied / 3 places de stationnement pour personnes à mobilité réduite.
- L’équipement dispose de 10 emplacements pour fauteuils roulants en devant de scène.
- Toilettes accessibles aux personnes à mobilité réduite au rez-de-chaussée.
- Pas de boucle magnétique.
- L’accès aux spectacles est déconseillé aux enfants de moins de 3 ans.
- Toute place réservée doit être réglée dans les 5 jours ouvrés sinon elle sera annulée. Les billets ne sont ni repris, ni échangés, ni remboursés (sauf en cas d’annulation du spectacle).
- La prise d’images et de son est interdite dans les salles de spectacles.
- Les téléphones portables doivent être éteints pendant la durée du spectacle.
Auditorium du Conservatoire
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Rue Emile Zola
29200 Brest - 02 98 00 89 99