Droit d'expression des groupes politiques de Brest métropole

Mise à jour le 24/09/2026

Le règlement du Conseil de Brest métropole, accorde aux groupes politiques un droit d'expression. Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Octobre 2026 - Expression libre (Sillage n°284)

Réussir notre transition écologique

 Notre maison brûle et nous regardons ailleurs . Il y a près de 25 ans, le 2 septembre 2002, le président Jacques Chirac prononçait ces paroles prémonitoires au Sommet de la Terre, à Johannesburg.

Pendant des décennies, l’idée même d’une mutation du climat apparaissait comme une idée lointaine, et les climato-sceptiques mettaient en doute le caractère tangible des désordres à venir.

Sécheresse, canicules à répétition, incendies de forêts, diminution de la ressource en eau, restrictions des usages…, désormais, tous les phénomènes récurrents liés au dérèglement climatique s’invitent jusque sous nos latitudes tempérées.

Un été de records

Partout en Europe, l’été a été celui des records. La France, au travers des incendies de milliers d’hectares de végétation et d’espaces boisés, avec le déficit en eau, a payé un lourd tribut laissant des traces profondes dans nos paysages et dans les esprits. Nombreux sont nos concitoyens ou soldats du feu marqués par des drames personnels.

A Brest aussi, nous avons ressenti les effets du changement climatique avec les jours parmi les plus chauds de l’histoire. Nul ne peut plus ignorer les conséquences sur nos vies, sur la biodiversité et les écosystèmes, sur nos modèles économiques…

Du mondial au local

Certes, face à l’ensemble de ces phénomènes nous pouvons avoir le sentiment que leur genèse implique tellement d’acteurs au niveau mondial que nos propres initiatives seraient des gouttes d’eau. Et, si le récent rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pointe les gros émetteurs de particules, en Amérique et en Asie, la contribution historique de l’Europe reste importante et l’impact par habitant élevé.

En janvier dernier, l’ONU a déclaré la planète en « faillite hydrique ». Un état irréversible où il n’y aurait plus assez d’eau pour satisfaire tous les besoins. En France, les nappes phréatiques pourraient baisser de 10 à 25 % dans les cinquante prochaines années, le débit des fleuves et rivières devenir de plus en plus faible.

En 2025, 43 % du territoire a été soumis à des restrictions liées à l’eau. Ce chiffre pourrait s’élever à 88 % d’ici 2050, selon le Haut-Commissariat au Plan, qui appelle à une « transformation radicale des usages ».

Au-delà de l’impact global, qui relève des politiques nationales et internationales, il nous incombe, par nos choix locaux, non seulement d’éviter de provoquer des impacts supplémentaires, mais aussi de les réduire et de les compenser. C’est la volonté de Stéphane Roudaut.

Ces principes doivent inspirer l’aménagement du territoire, à l’échelle du pays de Brest et adapter nos organisations à ce qui est déjà inéluctable. Si l’on retient les perspectives du GIEC, elles prévoient à échéance 2100 un climat breton analogue à celui du Portugal d’aujourd’hui.

Revoir la conception des villes

Les conséquences sont déjà sous les yeux, des risques accrus en matière d’incendie, une fragilité du trait de côte, avec la montée des eaux, l’érosion et la submersion marine, avec également le changement dans la flore et le dépérissement de certaines espèces traditionnelles de nos régions.

La demande sociale pour plus de nature et de végétal dans la ville est grande. Et avec le réchauffement climatique, il va falloir limiter les zones artificialisées et promouvoir les îlots de fraicheur en ville.

C’est donc la manière même de concevoir la Ville, ses aménagements paysagers et urbains, ses équipements, ses lieux d’accueil de vie pour les enfants, pour nos ainés notamment, qui doivent être réinterrogés à l’aune des évolutions profondes, déjà bien visibles.

A Brest, on passe à l’action

Concrètement, cela invite non seulement à une prise de conscience générale mais aussi à un effort de sobriété collective : sobriété foncière, sobriété écologique et sobriété notamment en matière de gestion de la ressource en eau.

S’agissant du bâti, cela passe par la limitation des extensions urbaines qui grignotent des terres agricoles et naturelles avec des effets pervers : éloignement des services publics et de dessertes de transports, plus de circulation, de bouchons, de bitume.

C’est privilégier le renouvellement de la ville sur elle-même, améliorer le bâti existant pour lutter contre les passoires thermiques. C’est mettre à proximité immédiate des lieux de résidence des îlots de fraîcheur. Les personnes âgées ou porteuses de handicap, les familles, les enfants ont besoin de cette qualité de vie.

C’est adapter nos écoles. A Brest, les 2/3 des établissements ne le sont pas. C’est pourquoi nous avons dû intervenir en urgence pour acheter 400 ventilateurs et 150 climatiseurs ! C’est enfin poursuivre la végétalisation (comme à Jean Macé), isoler le bâti, installer des panneaux solaires sur les écoles.

Plus globalement nous devrons revoir les différentes politiques publiques, comme le Plan Climat Air Energie Territorial.

Notre vision : une Métropole équilibrée et harmonieuse, sans décroissance ni écologie punitive.

4 questions à Axelle LAMOUR, vice-présidente en charge de l’eau et des espaces naturels sensibles

  • Aujourd’hui on le voit, le changement climatique n’épargne personne. Quelle est votre analyse ?
    Au cours de l’été le Finistère a été impacté par 3 épisodes de canicule. Il a été placé en alerte renforcée sécheresse, avec un niveau 3 sur 4. Un seuil critique qui surprend, car on imagine souvent la Bretagne comme une région pluvieuse, épargnée par le changement climatique, ce qui est faux. Nous sommes soumis comme les autres régions à un régime d’extrêmes : trop d’eau l’hiver, pas assez l’été.
    Cette année, nous avons déjà connu 16 jours au-dessus de 30 °C, alors que la moyenne annuelle est de 0,8 jour. Les canicules durent une semaine et l’évapotranspiration aggrave la pénurie : l’eau s’évapore, les sols se dessèchent, et les nappes phréatiques ne se rechargent pas.
  • Que peut-on faire localement ?
    Déjà, prendre réellement conscience de la gravité de la situation. S’émouvoir ne suffit plus. Le sentiment de responsabilité collective doit primer, l’eau est un bien commun, une ressource vitale. Sans eau, pas de vie. A côté des mesures qui relèvent de l’Etat, nous sommes toutes et tous concernés et en capacité d’agir notamment en respectant des mesures de sobriété.
    Sur la Métropole, nous consommons 117 litres d’eau par jour et par habitant, contre 140 en moyenne nationale. C’est bien, mais il faut aller plus loin avec des mesures simples et de bons : les heures d’arrosage, le lavage des voitures, des façades… C’est aussi installer des mousseurs sur les robinets, des récupérateurs d’eau de pluie, privilégier les douches plus courtes, etc.
    Autant de gestes qui semblent futiles mais sont pourtant très utiles. Et dans l’urgence, à défaut de mieux, la sobriété est la seule option pour préserver la ressource en eau.
  • Au-delà de la sobriété, faut-il repenser la politique de l’eau ?
    Il faut être conscient que nos sols sont granitiques ou schisteux, ce qui signifie qu’ils ne stockent presque pas l’eau. Résultat : nous dépendons à 75 % de l’eau de surface (cours d’eau, plans d’eau, réservoirs…). Et quand les cours d’eau baissent, comme aujourd’hui, la crise devient immédiate.
    Il faut donc renforcer la solidarité territoriale : Brest métropole partage sa ressource principale, l’Élorn, avec d’autres collectivités comme le Pays des Abers ou le Pays d’Iroise. Si la ressource vient à manquer, le prix de l’eau risque d’augmenter. Et nous aurons en plus un risque social, celui de l’impact sur nos concitoyens les plus précaires.
  • L’eau est donc un enjeu politique et social ?
    S’il est important de préserver la ressource en volume, il est tout aussi important de garantir la qualité d’eau nécessaire à la préservation d’écosystèmes sains. Tout est lié.
    Pour faire mieux demain, Il n’y a pas de solutions miracles immédiates. Des projets comme la réhabilitation d’anciennes carrières en réserves d’eau sont étudiés par le Conseil départemental pour stocker l’eau de pluie hivernale. Ce sont des solutions intéressantes mais pour le long terme.
    Il nous faut agir sur tous les leviers. La sobriété, pour réduire encore notre consommation quotidienne et celle des différentes activités économiques. La solidarité, pour partager la ressource entre territoires, et l’innovation pour dessiner de nouvelles solutions. La question de la gouvernance qui est importante pour les choix à opérer.

Avec Stéphane Roudaut, les élus de la majorité
« Une nouvelle histoire pour Brest »
www.unenouvellehistoirepourbrest.fr

P.L.U

Brest métropole commence sa révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Ce document déterminera les choix que nous ferons pour les 10 prochaines années dans nos 8 communes. Les enjeux sont importants, les contraintes et les opportunités aussi.

  1. 1- Les enjeux
    Comment pouvoir développer notre territoire tout en respectant les contraintes diverses qui se présentent à nous ?
    1. Permettre à tout le monde de se loger de manière décente.
    2. Permettre à notre Métropole de continuer à développer ses atouts et points forts que sont l’innovation, l’agroalimentaire, la mer, le médical, la recherche et bien d’autres activités.
    3. Gérer les transitions, le changement climatique, les mobilités, et la défense de notre environnement exceptionnel.
    4. Avec la transformation rapide par l’IA (intelligence artificielle), comment ne pas laisser une partie de notre population fragile au bord de la route ?
  2. Les contraintes
    Comment pouvoir permettre le développement de notre territoire en gérant toutes les difficultés administratives, les associations “ANTI-TOUT” et les plaignants compulsifs ?
    1. Les “ANTI-TOUT” : derrière les arguments qui se veulent d’intérêt général, on retrouve toujours les mêmes militants politiques qui font, de l’opposition à tous les projets, leur fond de commerce.
    2. Les contraintes administratives et environnementales. Tout projet est aujourd’hui beaucoup plus difficile à sortir à cause du contexte administratif ou environnemental. Les lois, les règles, les recours freinent toutes les initiatives. Mais comment simplifier et mettre du bon sens pour fluidifier la sortie de ces projets et éviter de décourager les entrepreneurs/ porteurs de projets ?
    3. Les contraintes financières : les années qui viennent s’annoncent difficiles sur le plan financier. Moins d’argent, moins de soutien, une complexité des montages financiers. Il est nécessaire d’être réactif dans la recherche de financements, et pertinent dans les choix d’investissements au sein de notre territoire.
  3. Les opportunités
    Dans ce monde en mouvement permanent, nous avons des opportunités formidables.
    1. Rebâtir la ville sur la ville. Nous devons restaurer le vivre ensemble, reconquérir nos centres-villes, nos quartiers et nos villages. La rareté des réserves foncières nous obligera à optimiser les terrains existants.
    2. Travailler avec le Pays de Brest : 400 000 habitants, l’agriculture, l’agroalimentaire, le tourisme, les PME/PMI, la mer et l’océan, tout cela fait du lien entre nos territoires. Une réflexion et des actions coordonnées entre toutes les communes du Pays de Brest doivent maintenir notre attractivité.
    3. Ne laissez personne au bord du chemin. Avec le bouleversement technologique à venir, on n’a jamais eu autant besoin de tisser des liens, de créer du contact entre les habitants, de bâtir des passerelles pour supprimer les différences, en bref de remettre l’église au milieu du village.
      C’est pourquoi, avec tous ces enjeux qui vont influencer notre vie et notre quotidien, les 21 élus du GICA seront présents pour que le bon sens, la simplicité et l’efficacité soient les priorités de notre PLU.

Les élus du GICA, représentants les majorités municipales de Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané.

Anticiper, concerter et agir ensemble

Notre groupe, élu pour servir et contribuer au développement de Brest métropole, défend une concertation ciblée des habitants pour les projets importants. Elle doit permettre une participation active et une information claire, simple et pertinente, afin que chacun puisse suivre l’évolution des projets et contribuer aux échanges.

Au fil de nos réunions avec Brest métropole, nous constatons régulièrement que des solutions standardisées nous sont proposées, sans toujours répondre aux réalités et aux attentes de nos communes. Or, chaque territoire possède ses caractéristiques, ses spécificités et ses besoins propres.

Nous souhaitons donc que Brest métropole poursuive et renforce cette démarche en associant pleinement les communes et les habitants à la réflexion et à la construction des projets. Leur connaissance du terrain est une richesse pour élaborer des réponses adaptées et durables.

Anticiper, concerter et agir ensemble : c’est ainsi que nous pourrons transformer les enjeux d’aujourd’hui en solutions pour demain.

Agir ensemble pour Bohars

N’oublions pas la canicule cet hiver

Cet été, Brest a vécu ce que les scientifiques annoncent depuis trente ans : températures extrêmes, nuits sans sommeil, un mot longtemps abstrait, « inhabitable », devenu réalité. Ce n’était pas un accident, c’était un aperçu. Ce moment doit être un point de bascule, pas un souvenir qu’on range avec l’automne.

Deux réponses sont nécessaires, aucune ne remplace l’autre. Réduire nos émissions : chaque tonne de CO2 aggrave le dérèglement climatique et les prochains épisodes extrêmes. Adapter notre territoire : rénover les bâtiments, désimperméabiliser les sols, multiplier les îlots de fraîcheur, engager un véritable Plan arbres métropolitain.

Un plan canicule doit avoir deux volets. Protéger les plus fragiles : enfants, personnes âgées et isolées, celles et ceux qui souffrent le plus lors des vagues de chaleur. Investir ensuite, dans les bâtiments, la végétalisation, car anticiper coûte moins cher que réparer.

Sur le moyen terme, la révision conjointe en cours du Plan Climat et du Plan Local d’Urbanisme doit rendre notre territoire plus vivable. Une concertation citoyenne rouvrira début 2027 : les habitantes et habitants pourront s’exprimer sur les choix qui engagent notre avenir commun. Nous serons attentifs à ce que cette concertation se traduise en décisions concrètes.

Gouverner, c’est prévoir. Nous ne l’oublierons pas, une fois l’hiver venu.

Les élus du Renouveau Citoyen : Servane Metzger-Corrigou, Erwan L’Eost, Maryvonne Guilloto, Matthieu Le Boursicaud et Alain Kerhascoet

Transition écologique : la Métropole en première ligne

L’été 2026 restera celui de records tristement historiques : températures, sécheresse, incendies, surmortalité, rendements agricoles catastrophiques… Quelques mois plus tôt, nous faisions face à des inondations et des précipitations inédites. Qui peut encore en douter ? Les effets du dérèglement climatique sont bien là et la France n’est pas prête.

Pourtant, dès les années 1970, André Gorz et René Dumont démontraient l’incompatibilité entre la course au profit et la préservation du vivant. Depuis 1988, tous les ans, les scientifiques du GIEC alertent les décideurs politiques.

Mais la pression des lobbies a ralenti voire bloqué toutes les adaptations indispensables.

Après l’été que nous venons de vivre, l’État doit rompre avec les politiques de casse sociale et environnementale et engager enfin une véritable stratégie d’atténuation et d’adaptation. Logement, mobilités, agriculture : ces secteurs doivent être transformés à la hauteur des enjeux.

Et cette transformation est un impératif social. Les évènements climatiques extrêmes frappent d’abord les plus précaires, à commencer par les personnes sans domicile fixe, pour qui des mises à l’abri dignes doivent devenir la règle. Ils frappent aussi les personnes isolées : en période de canicule, la solitude tue. Aucune politique climatique ne sera juste si elle oublie ces personnes.

A Brest métropole, lors des précédents mandats, nous avons investi pour la gestion de l’eau : travaux de l’usine de Pont Ar Bled afin de sécuriser l’alimentation en eau potable, fin de la dégressivité des tarifs de l’eau, déploiement d’un plan de gestion des eaux pluviales ambitieux avec création de bassins-tampon et désimperméabilisation pour réduire les risques d’inondations. Nous avons engagé des programmes de rénovation de centaines de logements BMH, et d’équipements métropolitains. Nous avons développé les mobilités durables avec le tramway, le BHNS et l’électrification des transports en commun.

Mais d’autres actions d’ampleur, d’adaptation du bâti, de désimperméabilisation de l’espace public, de promotion des mobilités douces, de préservation des sols et de l’eau sont à mener pour adapter le territoire au changement climatique, dont les effets vont encore s’intensifier.

Les élu-es de la Gauche Métropolitaine :

Claire Le Roy, Sten Le Gall, Michel Quéré, Gaëlle Morvan, Gwenaël Kerjean, Emilie Kuchel, Glen Dissaux, Emmanuel Savalli

Pour une gestion écologique et durable de l’eau

Septembre a débuté sous la pluie, assez pour embêter les écoliers, mais pas suffisamment pour renouveler les stocks. Dans le Finistère, la gestion de l’eau potable est particulièrement complexe. Faute de nappes phréatiques, nous dépendons essentiellement des eaux de surface.

Celles-ci sont soumises à diverses pollutions, notamment liées à l’agriculture intensive, qui ravage les sols, fragilise la santé des paysans et dégrade les ruisseaux comme les plages.

Pas de fatalisme, mais de l’action. La gestion de l’eau doit rester publique. Depuis quelques années, les grandes entreprises privées perdent des contrats, car les communes veulent reprendre la main sur ce secteur stratégique.

Dans la Métropole brestoise, les enjeux restent nombreux. Il faut protéger la rade, désartificialiser les sols pour favoriser l’infiltration de l’eau et poursuivre la rénovation du réseau.

Avec un peu de recul, une évidence apparaît. Nos bassins versants structurent le territoire et dessinent les éco-régions. C’est le programme de la France insoumise, faire de la gestion écologique et durable de l’eau la boussole de l’action publique.

Cécile Beaudouin, Christophe Osswald, Julie Le Goïc, Malick Tenda pour le groupe Brest insoumise.

Juin, juillet, août 2026 - Expression libre (Sillage n°282)

400 ans de la Marine : Une fierté française, la passion brestoise

L’histoire de Brest se confond avec l’histoire maritime et militaire de la France, depuis que Richelieu a décidé de l’implantation de l’arsenal en 1631. Depuis lors, la souveraineté française s’est construite à partir de Brest sur le domaine maritime français, le 2ème du monde.

« Le grand port militaire, la pensée de Richelieu et la main de Louis XIV », c’est ainsi que Jules Michelet, décrivait notre ville lors de son voyage en Bretagne en 1832.

Autrefois appelée « La Royale », la Marine a connu au cours des 400 ans, la Gloire et les victoires. Elle a enflammé les mémoires, suscitée les imaginaires et les créations artistiques.

Elle a aussi vécu des épisodes sombres, comme ceux de la 2nde Guerre mondiale. De retour à Brest, le 21 juillet 1945, le général de Gaulle déclarait : « Brest sort des pires douleurs comme la France émerge du plus grand drame de son histoire ».

Cet anniversaire résonne aussi d’une manière particulière. Plus que jamais, face à la montée des périls ou des influences géopolitiques qui s’expriment, la France doit affirmer sa souveraineté maritime et sa fermeté stratégique. La paix n’est pas une donnée naturelle. Elle se gagne par l’équilibre des forces, par la coopération internationale, la diplomatie et par sa capacité de projection de puissance. Mais d’abord par la cohésion nationale et territoriale.

De nouveaux facteurs d’instabilité

Ils sont multiples : la reconstitution des Empires, l’escalade des tensions dans le monde, les revendications territoriales de certains Etats, les velléités russes sur le sous-sol polaire, l’ouverture des voies maritimes arctiques, liée au changement climatique, offrant à la Russie ou à la Chine l’accès direct à l’Atlantique. 

Aux portes de l’Europe, l’Ukraine fait face depuis 4 ans à l’agression russe. Le Caucase reste en ébullition. Les conflits au Proche-Orient, en Iran, rendent le monde plus incertain. Les pressions s’exacerbent dans le détroit d’Ormuz.

Longtemps, les Européens ont continué à s’abriter sous le parapluie américain de l’Otan. Or, depuis janvier 2025, la nouvelle Administration demande à l’Europe de financer sa défense et fait douter du caractère stable de la relation transatlantique et de la protection américaine.

Dans cette architecture la France a toujours conservé une position singulière : coopérer avec ses alliés, garantir son indépendance nationale et son propre potentiel de défense.

Cette doctrine a permis de développer et de maintenir l’arme et la dissuasion nucléaire. Et, depuis Brest, la base de l’Ile Longue avec les 4 SNLE joue un rôle stratégique dans la défense de la France.

Aujourd’hui il n’est plus question seulement de maintenir notre capacité de dissuasion mais de remobiliser la Nation aux côtés de ses armées pour répondre aux nouveaux défis et aux nouvelles formes de conflits qui envahissent tous les espaces terrestres, marins, aériens mais aussi numériques et appellent en réponse des innovations permanentes.

LPM, un effort sans précédent

Les choix stratégiques qui conditionnent l’influence et la place de la France en Europe et sur la scène internationale ont été rappelés par le président de la République, le 2 mars 2026 à l’Ile Longue.

Ils se traduisent dans la Loi de Programme Militaire (LPM) en répondant concrètement sur le plan budgétaire aux fonctions stratégiques de nos armées pour les décennies à venir : la dissuasion, la protection, l’intervention, la connaissance et l’anticipation et se traduira par des capacités renforcées en matière de dissuasion nucléaire avec les SNLE (sous-marins nucléaires ­lanceurs d’engins), les SNA (sous-marins nucléaires d’attaque), la mise à niveau du groupe aéronaval et le lancement d’un second porte-avions - essentiel pour assurer la permanence à la mer et garantir la projection de puissance française -, le renforcement des moyens pour la guerre des mines, les drones, la cyberdéfense, la présence de l’Etat en mer.

Dans ce nouveau format des armées et de ses moyens, Brest, par sa position sur la façade Atlantique, reprendra une part opérationnelle et industrielle plus forte.

Ce sera le cas avec la livraison à partir de 2035 des SNLE de 3ème génération. Ce doit être le cas avec les bâtiments de surface. C’est aussi mobiliser les acteurs pour faire de Brest un pôle de référence dans la cyberdéfense.

Enjeux et rôle stratégique du site brestois

Autour de la Marine qui joue un rôle structurant pour notre métropole, avec la base navale et ses milliers de militaires et autres personnels, c’est tout le bassin d’emploi qui est profondément lié aux industries de défense et de haute technologie.

A Brest, chacun connaît les grands équipementiers, Naval Group et Thalès, mais la vitalité du secteur repose aussi sur les nombreuses PME/ETI industrielles agissant en sous-traitance ou des entreprises de la Tech.

Elles représentent environ 20 % des emplois du bassin. Au-delà, en Finistère, de nombreux acteurs interviennent aussi en appui de nos armées.

Mais, c’est aussi un vivier de formations d’excellence, des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, issus de l’Université et des Grandes écoles (ENSTA, l’IMT Atlantique) ou des Unités de Recherche.

Ce sont enfin des entreprises innovantes et des start-up du Technopôle soutenant le lien entre la recherche fondamentale et ses applications concrètes dans le tissu économique.

Brest « fer de lance de la défense de demain »

« Avec ce mandat qui s’ouvre nous entendons faire de Brest le fer de lance de la défense demain », c’est la volonté exprimée par Stéphane Roudaut, lors du Forum « Brest sur le pont, les nouveaux enjeux de la défense navale », qui s’est tenu aux Capucins.

L’occasion pour le maire-président de rappeler devant les acteurs des industries de défense, nos atouts et notre situation sur la façade Atlantique. Ici, nous ne nous contentons d’enregistrer les retombées de la politique nationale, nous affirmons clairement notre potentiel et notre volonté d’accueillir les activités de défense. 

Si nous ne sommes pas en tant que collectivité Ville et Métropole les décideurs des politiques de Défense, nous avons en revanche un devoir d’accompagnement des politiques décidées et mises en oeuvre par l’Etat et de facilitateur de ces politiques au travers de nos compétences municipales et métropolitaines, notamment sur le plan immobilier et foncier.

Concrètement, d’ici 3 ans, une nouvelle zone économique dédiée à 100 % aux entreprises de défense verra le jour à Brest.

Regards croisés : la Marine entre Histoire et Avenir

Yves COATIVY, adjoint au maire de Brest en charge du Patrimoine et à la Mémoire.

- Vous avez, comme historien, un regard particulier sur ces 400 ans de la Marine ?

La Marine c’est la passion brestoise ! Toute la ville est ancrée dans cette histoire. Partout, les traces sont là : sur les plaques des rues, les stèles ou les monuments, dans les familles. Notre patrimoine est riche et je forme le voeu que les Brestois se le réapproprie.

Et, si notre musée est pour le moment fermé, chacun peut s’imprégner de ce patrimoine au Musée de la Marine ou s’intéresser au fond du Service historique de la Défense.

La Marine, c’est notre ADN. C’est aussi l’avenir. Comme l’a dit le général de Gaulle, en 1945 : « Je ne crois pas qu’il existe un seul coin de la terre de France où l’on discerne mieux qu’à Brest ce que sont, pour notre peuple, les devoirs du présent et de l’avenir ».

Frédéric LAURENT, vice-président de Brest Métropole, en charge de l’économie

- Quelle est votre approche sur les industries de défense ?

Ma délégation couvre beaucoup d’aspects au coeur des enjeux de la Marine et des activités liées à la défense : l’économie, l’innovation, mais aussi les ports ou le technopôle.

Nous voulons installer le site portuaire de Brest comme acteur majeur de l’économie européenne et mondiale. Pour cela il faut en préserver toutes les capacités spatiales de développement, comme pour l’avenir du port militaire, par des choix urbains cohérents.

Au-delà des ports, l’innovation et la recherche en lien avec les acteurs de la défense seront un axe fort de développement.

Valoriser le génie brestois et affirmer la fierté française sont deux devoirs confluents : c’est par la mer et l’industrie que nous y parviendrons.

Avec Stéphane Roudaut, les élus de la majorité

« Une nouvelle histoire pour Brest »

Une nouvelle page pour la métropole

Après les installations des huit conseils municipaux, c’est le conseil de métropole qui a été installé début avril. Et l’assemblée dont le mandat commence est assez différente de celle dont le mandat s’est achevé.

Nous tenons tout d’abord à remercier François CUILLANDRE et les élus du mandat précédent, pour leur investissement au service de notre territoire. Au-delà de divergences de vues, qui sont le sel de la vie démocratique, nous avons toujours pu avancer ensemble et faire aboutir un certain nombre de dossiers utiles à l’ensemble des habitants de la métropole.

Nous voulons également féliciter Stéphane ROUDAUT, nouveau président de Brest Métropole et ancien membre du GICA lorsqu’il était maire de Gouesnou, mais également tous les nouveaux élus qui rejoignent l’assemblée communautaire.

Au cours des mandats précédents, le GICA – Groupe indépendant des communes associées – qui réunit les majorités municipales de la plupart des communes périphériques de la métropole, appartenait à l’exécutif métropolitain où chaque commune est représentée par un vice-président, sans faire partie de la majorité. En effet, la majorité brestoise et ses alliés politiques des autres communes disposaient à eux seuls d’une majorité à la métropole.

Aujourd’hui, le GICA est non seulement partie prenante à l’exécutif, mais est également, à côté de la majorité brestoise, le second pilier de la majorité métropolitaine.

Quelle conséquence cela aura-t-il sur le fonctionnement de la métropole ? Au cours des derniers mandats, le GICA a toujours demandé, sans toujours être entendu, un juste équilibre entre ce qui est fait à Brest et ce qui se fait dans les autres communes. C’est vrai en matière de rénovation de voirie et d’aménagements de centre bourg ou de quartier, etc… Nous demandions que les questions liées aux zones rurales de la métropole soient gérées de manière plus adaptées. Nous demandions que la question des sentiers et de la politique de randonnée, qui était jusqu’à présent un « angle mort » des politiques de la métropole, soit considérée à sa juste importance. Nous demandions que dans un certain nombre de domaine, relevant de l’économie, des mobilités, de l’attractivité, les sujets soient traités à une échelle plus large que la seule ville de Brest. 

Ces préoccupations sont aujourd’hui entendues. Une vice-présidence à l’espace public, intégrant la voirie et la coordination des politiques de proximité a été confiée à Yves DU BUIT, maire de Plouzané. Fabrice JACOB, maire de Guipavas, est en charge du commerce et des zones d’activité, domaines essentiels pour le développement du territoire. Il prend en outre la présidence d’Eau du Ponant, notre opérateur en matière d’eau et d’assainissement. Dominique CAP, maire de Plougastel-Daoulas, est en charge des coopérations territoriales, et à ce titre des échanges avec le pays de Brest, ce qui est capital quand on parle de déplacement ou d’aménagement de l’espace. Il prend également la présidence du Syndicat du bassin de l’Elorn et de la rade de Brest. Maxime HERLEDAN, maire de Gouesnou, se voit confier les grands équipements et les équipements culturels : c’est un signe d’équilibre alors que la plupart de ces équipements sont situés à Brest. Enfin, Matthieu SEITE, maire de Guilers, est vice-président en charge de la ruralité, des sentiers, de l’agriculture et des réseaux de chaleur. Il est également président de Sotraval, opérateur de la métropole pour la valorisation des déchets et la transition énergétique. Il a également été décidé d’attribuer un poste de Conseiller Délégué par commune. Nous avons donc les leviers pour agir dans des domaines stratégiques. . 

Dans les semaines qui viennent débutera déjà la préparation du budget pour 2027. Les arbitrages financiers qui seront alors rendus permettront de rendre concrètes les évolutions dans les priorités de Brest Métropole. Nous savons que nous évoluons dans un contexte financier contraint. La réussite du mandat et l’atteinte de ses objectifs se mesurera dans six ans. Néanmoins, il sera important dès 2027 de percevoir les évolutions attendues même si nous sommes bien conscients qu’il faudra encore quelques semaines et même quelques mois pour que le lourd navire métropolitain avec ce nouvel équipage et ce nouveau capitaine, trouve son cap et son rythme de croisière.

Toujours est-il que le mandat part sur de bonnes bases et nous nous réjouissons de pouvoir faire avancer la métropole, et avec elle tout le Pays de Brest, dans le sens d’un développement pragmatique et responsable au service de tous les habitants.

Les élus du GICA, représentants les majorités municipales de Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané.

Agir ensemble pour Bohars : une voix indépendante et constructive !

Dans un contexte où les citoyens attendent davantage de proximité et d’écoute, nous élus de Bohars portons une démarche libre, pragmatique et tournée vers l’intérêt général: les décisions doivent être prises sans logique partisane ni posture militante. Etre indépendant, ce n’est pas s’opposer par principe, c’est garder la liberté de soutenir et construire les projets utiles.

L’avenir des communes se construit aussi à l’échelle de Brest Métropole. Les transports, mobilités douces, des infrastructures sportives de qualité, la simplification administrative, le soutien à la culture, des bourgs dynamiques et sécurisés avec une urbanisation maîtrisée permettant le développement économique du bassin brestois, l’agriculture et la souveraineté alimentaire de notre territoire tout en relevant les défis climatiques et environnementaux ainsi que le renouvellement des générations et l’émancipation de notre jeunesse!

Vous pouvez compter sur nous !

Agir ensemble pour Bohars

Un vent nouveau souffle sur la Métropole

Issus d’une liste citoyenne construite avec les habitants du Relecq-Kerhuon, hors de tout cadre partisan, nous arrivons à Brest Métropole avec une ambition : bâtir une métropole ambitieuse et ancrée dans les réalités de son temps, plus démocratique, écologique et inclusive, où chaque citoyen peut peser sur les décisions qui le concernent.

Nous porterons des priorités claires issues des ateliers participatifs qui ont nourri notre projet, et défendrons les initiatives transversales allant dans le sens d’une métropole plus résiliente. Sur la planification écologique et l’aménagement durable du territoire, en couplant le projet urbain avec le nouveau Plan Climat, mais également sur les enjeux d’égalité et d’inclusion des personnes en situation de handicap, nous répondrons présents pour apporter des réponses concrètes. 

Nous défendrons une métropole qui fait de sa diversité une force en s’appuyant sur ses huit communes, singulières et partenaires. Nous porterons une méthode de proximité et de contractualisation renforcée, ouverte au Pays de Brest, pour que chaque territoire trouve sa juste place.

Indépendants et constructifs, nous apporterons à ce mandat un regard neuf et une exigence démocratique : faire de la politique autrement, pour restaurer la confiance entre les élus et les citoyens.

Avec vous, nous œuvrerons à bâtir la métropole de demain ! 

Les élus du Renouveau Citoyen : Servane Metzger-Corrigou, Erwan L’Eost, Maryvonne Guilloto, Matthieu Le Boursicaud et Alain Kerhascoet

Vous pouvez compter sur la Gauche Métropolitaine

Brest métropole entre dans un nouveau cycle politique. Le renouvellement du conseil métropolitain en 2026 ouvre une recomposition: quelle sera la gauche pour demain sur notre territoire ?

Le groupe de la Gauche Métropolitaine rassemble huit élu·es de gauche : engagés dans leurs communes, issus de dynamiques citoyennes, des socialistes, des écologistes. 

Nous partageons une conviction simple : une métropole juste est une métropole qui place la solidarité, l’égalité et l’environnement au cœur de chacune de ses décisions.

Brest métropole est un territoire d’exception. Tournée vers l’océan, reconnue pour son pôle universitaire et scientifique, elle constitue un bassin de vie et d’emploi dynamique. Elle accueille des services essentiels pour l’ensemble du pays de Brest : structures médico-sociales, équipements sportifs et culturels. Notre métropole dispose d’atouts considérables.

Mais, comme partout en France, les inégalités persistent, le pouvoir d’achat est en berne, la crise du logement s’aggrave et l’urgence climatique impose des choix courageux. Les décisions prises en conseil métropolitain ont un impact direct et durable sur la vie quotidienne des habitantes et habitants.

Nous défendons une gauche enracinée dans les réalités du territoire et attentive aux besoins de toutes et tous. Une gauche qui agit pour que personne ne soit laissé de côté et pour préserver la qualité de vie des générations futures. 

Ainsi, la solidarité et la lutte contre toute forme d’exclusion ou de discrimination sur notre territoire doivent perdurer et se renforcer.

Nous porterons aussi la nécessité d’une transition écologique, comme transformation sociale et juste, vectrice de solutions concrètes pour l’amélioration et la préservation du cadre de vie.

Aussi, notre groupe veillera à permettre à chacune et chacun de se loger dignement à coût abordable. Il appuiera au développement des mobilités durables et veillera à la protection de nos espaces naturels et agricoles, à la qualité de l’air et de l’eau. 

Notre groupe encouragera à la vitalité de la démocratie locale, grâce à davantage de transparence, de participation citoyenne et de proximité dans les décisions.

Le groupe de la Gauche Métropolitaine exercera son mandat avec responsabilité, au service des habitantes et habitants de la métropole.

Soutien aux salariées et salariés de Bibus

Notre service public de transports en commun souffre. Le conflit est la conséquence d’une gestion problématique par la RATPdev. Les alertes émises par les représentants du personnel n’ont pas été entendues. Déjà, en 2022, un salarié s’est suicidé, victime d’un mal-être absolu lié à ses conditions de travail. 

Aujourd’hui, la direction se radicalise et abîme la vie de milliers de personnes plutôt que d’assurer ses engagements : réseau agrandi sans nouveaux conducteurs, recours excessif à la sous-traitance et à l’interim, polyvalence insuffisante des emplois… 

Cécile Beaudouin et Christophe Osswald appellent la métropole à utiliser l’arme de la sanction financière afin que le délégataire retrouve la voie du respect des engagements et de la négociation sociale. Le rôle de la métropole n’est pas d’aider la RATPdev à plaire à ses actionnaires, mais de faire en sorte que cette délégation soit aussi bénéfique que possible aux gens qui vivent ici, comme aux gens qui assurent le service.

Brest métropole insoumise

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Février 2026 - Expression libre (Sillage n°280)

Mon réseau grandit : la promesse tenue, Brest en mouvement

Le 14 février, à 5 heures du matin, Brest se réveillera avec un nouveau souffle. Un nouveau réseau de transports publics métamorphosé s’élancera dans la ville et la métropole. Ce moment, nous l’attendions. Les Brestoises et les Brestois l’attendaient.

Depuis 2023, nous avons mené de front deux chantiers d’ampleur exceptionnelle : l’un de plus de 5 kilomètres, la ligne B du tramway entre la gare et l’hôpital de la Cavale Blanche, l’autre de plus de 4 kilomètres, le bus à haut niveau de service entre la gare et Lambézellec. Simultanément. Une opération complexe, exigeante, avec la nécessité d’intervenir sur l’ensemble des réseaux souterrains tout en réaménageant en profondeur les espaces publics traversés. Une multitude de chantiers coordonnés, au service d’un seul objectif : permettre à tous de mieux se déplacer, plus vite, plus simplement, plus durablement.

Les travaux ont été longs, ils ont parfois bousculé notre quotidien. Et nous voulons dire ici un mot simple mais essentiel : merci. Merci aux Brestoises et aux Brestois pour leur patience et leur compréhension. Merci aux entreprises, aux salariées et aux salariés mobilisés sur le terrain. Merci aussi aux médiateurs du tram, présents chaque jour pour accompagner, expliquer, rassurer. Sans eux, rien n’aurait été possible.

Malgré la crise sanitaire du Covid, qui a entraîné six mois de retard, les délais sont aujourd’hui tenus. Les nouveaux ouvrages d’art sont là, concrets, visibles : le pont « Toullic ar Ran », le pont Francis Le Blé, le pont Clemenceau, le pont de la Villeneuve ont été livrés et inaugurés. L’ensemble de la ligne BHNS est désormais pleinement opérationnelle. La nouvelle voie d’accès à l’échangeur de Kergaradec est ouverte. Les pôles d’échanges multimodaux sont achevés. Les rames sont en place. Le réseau est prêt.

Ce projet, ce n’est pas seulement du béton et des rails. C’est une transformation profonde de notre manière de vivre la ville. C’est un réseau repensé dans sa globalité, avec des fréquences renforcées pour garantir des déplacements rapides et fiables entre les pôles d’activité. C’est une amplitude horaire élargie, avec des lignes structurantes circulant jusqu’à 1 heure en semaine, 1 h 30 du jeudi au samedi, et une deuxième ligne de Noctibus. C’est aussi un réseau plus efficace pour l’ensemble des communes de la métropole, avec des correspondances renforcées et des horaires adaptés.

Et c’est enfin 12 kilomètres supplémentaires de voies cyclables, venant compléter un réseau déjà fort de plus de 250 kilomètres. Moins de pollution, moins de bruit, plus de pouvoir d’achat, plus de liberté de mouvement.

En cette dernière tribune du mandat, nous l’affirmons avec fierté : quand la gauche agit, elle transforme le quotidien. Mon réseau grandit, c’est la preuve qu’une écologie populaire, sociale et concrète est possible. Brest avance. Et elle avance avec vous.

Groupe des élues et élus socialistes
www.elus-socialistes-brest.fr

 

2026 : voter, c’est décider !

L’année 2026 marque un rendez-vous démocratique majeur avec l’organisation des élections municipales les 15 et 22 mars prochains.

À quelques semaines de ces échéances, conformément aux règles électorales, nous n’appellerons pas ici à voter pour un candidat ou une candidate en particulier mais souhaitons néanmoins rappeler le sens profond du vote.

En ce début d’année, formulons un vœu simple et fondamental pour Brest, pour les Brestois et pour les Brestoises, en 2026 : celui d’une démocratie vivante et active !

Brest est une ville de vitalité démocratique. Son histoire, ses habitants, ses quartiers s’inscrivent dans une longue tradition d’engagement citoyen. Associations, lieux culturels, équipements sportifs, conseils consultatifs et mairies de quartier : autant d’espaces où la démocratie se pratique au quotidien, au-delà des temps électoraux.

Les élections municipales constituent aussi un moment clé de cette démocratie de proximité, durant lequel les Brestois et les Brestoises pourront en 2026 participer aux choix collectifs qui façonneront leur cadre de vie ces 6 prochaines années.

Logement, mobilités, sécurité, solidarités, services publics, (etc.), les décisions prises par les élues et élus locaux ont en effet des impacts directs sur le quotidien.

Afin de pouvoir voter pour le projet de votre choix le moment venu, pensez à vérifier maintenant votre inscription sur les listes électorales. Il est encore temps. La démarche est simple, accessible et profondément citoyenne.

Car voter, c’est dire « j’appartiens à cette ville ».

Voter, c’est affirmer que l’avenir de Brest concerne chacun et chacune d’entre nous.

Voter, c’est transformer une voix en décision collective.

Voter, c’est décider.

Parlez-en autour de vous ! Les 15 et 22 mars prochains, 105 bureaux de vote, proches de votre domicile, seront ouverts toute la journée pour vous accueillir dans les meilleures conditions.

Le groupe des élues et élus communistes
Eric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean Michel Le Lorc’h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou

 

120 ans de la loi de 1905 : la Laïcité, première pierre des droits des femmes

C’est dans une salle comble du Conseil municipal et sous une avalanche de questions que les élu-e-s ont échangé avec des élèves du primaire sous l’égide de la ligue de l’enseignement sur le thème de la Laïcité. Ces rencontres ont démontré tout l’intérêt des enfants sur les valeurs de la République, de la Démocratie et de la loi de 1905 dite de la Séparation des Eglises et de l’Etat. Il est important d’expliquer aux jeunes cette spécificité française. L’éducation, l’instruction sont nécessaires pour aider la jeunesse à devenir des citoyens libres, libres de penser, dotés d’esprit critique, et ainsi permettre l’égalité des chances et l’émancipation.

La laïcité porte en elle la promesse d’une liberté émancipatrice qui a permis à des générations de citoyennes et de citoyens de s’affranchir du poids des dogmes pour accéder à la pleine maitrise de leur destin.

La laïcité constitue la réponse politique qui porte le droit des femmes à égale valeur des hommes. En établissant la séparation stricte entre l’espace public et les croyances privées, elle a permis à des générations de femmes de s’émanciper du poids de la religion et de la soumission qu’elle induisait. La laïcité a été et demeure l’instrument de leur libération, le socle de leur égalité en droits.

«   L’Eglise chez elle et l’Etat chez lui   » Victor Hugo Cette formule garde toute sa force et son actualité. Elle rappelle que la séparation stricte entre les Eglises et l’Etat n’est pas une hostilité mais une garantie : garantie de la liberté de conscience, garantie de l’égalité de tous les citoyens quelle que soit leur croyance ou leur absence de croyance, garantie d’une fraternité sur ce qui nous unit et non sur ce qui nous divise.

En cet anniversaire il est important de maintenir une vigilance constante et appeler à défendre, étendre, promouvoir ce principe de laïcité.

Groupe des élus Radicaux de Gauche – UDB – Génération.s
Christiane Migot, Xavier Hamon, Béatrice Le Bel, Fragan Valentin-Leméni, Elise Hamard-Péron

 

Au moment de conclure le mandat…

Le mandat municipal et métropolitain se termine dans quelques semaines. Comme cela a toujours été le cas depuis la création de la communauté urbaine de Brest en 1974, les huit communes de la métropole sont représentées au sein de l’exécutif, malgré des sensibilités politiques différentes. C’est une façon républicaine de travailler ensemble, dans l’intérêt du territoire, sans nier ou minimiser les différences d’appréciations que nous pouvons avoir sur un certain nombre de sujets. Si nous avons apporté notre soutien au projet « Mon réseau grandit », c’est avec beaucoup de vigilance sur les coûts qu’il représente. Pour éviter des surcoûts difficiles à supporter, nous avions proposé que la ligne de BHNS soit réalisée postérieurement à la ligne B du tram. A l’heure où le projet est en phase de réception, nous attendons une vision consolidée de son budget en redoutant que d’éventuels dépassements budgétaires n’apparaissent au grand jour qu’après les élections. La qualité de notre cadre de vie est une richesse à préserver. Nous sommes heureux, tout au long de ce mandat, d’avoir réussi à sanctuariser et même à renforcer les budgets voirie et espaces verts. L’effort reste néanmoins à poursuivre car toute une partie du réseau routier est très dégradée, l’augmentation bien visible du trafic cyclable impose la création d’espaces de circulation adaptés, au cœur de Brest, mais également dans les quartiers plus périphériques et les communes que nous représentons. Car pour nous une chose est claire : si la densification du réseau de transport en commun et du réseau d’itinéraires cyclables est nécessaire, ce besoin ne se résume pas au centre ville de Brest. Et nous ne voulons pas servir de variables d’ajustement à un budget trop contraint par les incertitudes au plan national et par le poids des travaux du tram et du BHNS si leur enveloppe n’est pas respectée.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Guilers, Guipavas, Gouesnou, Plougastel-Daoulas, et Plouzané

elus-gica@brest-metropole.fr

 

Océanopolis : 35 ans au service du milieu marin

Océanopolis n’est pas un simple aquarium mais une porte d’entrée vers la connaissance scientifique du milieu marin. Unique en Europe, ce centre national de médiation scientifique dédié à l’océan sensibilise le grand public à la nécessité de sa préservation. Depuis son ouverture en 1990, l’équipement n’a cessé d’évoluer et achèvera courant 2026 une nouvelle métamorphose. Ses 400 000 visites annuelles sont autant d’occasions de comprendre le fonctionnement de l’océan, sa biodiversité et son rôle vital pour la Terre. Car si 70,8 % de la planète est couverte par les eaux marines, nous connaissons mieux l’espace que l’océan. L’océan régule le climat et produit la moitié de l’oxygène que nous respirons : le protéger est indispensable.

Au-delà des écosystèmes reconstitués et des activités de médiation scientifique proposées en visite, Océanopolis met en œuvre des programmes éducatifs de la maternelle au master. Le dispositif « Jeunes Reporters des Arts, des Sciences et de l’Environnement » a mobilisé depuis 2009 plus de 500 scientifiques et 30 000 enfants. Avec les « Eco-conseillers de l’océan », les jeunes participants formulent leurs préconisations pour la protection du milieu.

L’établissement est aussi un site utile aux opérations de sauvetage, de soins et de transit des animaux marins aux côtés de l’Association pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux Marins de Bretagne qu’il héberge. L’institution participe à de nombreux projets partenariaux aux côtés de structures de pointe comme l’Ifremer, le CEDRE, l’UBO, le PNMI, l’OFB, le SHOM ou encore les grandes écoles et entreprises liées aux technologies marines.

De plus, Océanopolis propose toute l’année des conférences, expositions et évènements tels que la Fête de la science, la journée mondiale de l’eau… En 2026, Oceanopolis co-organise le programme de « Science Comes To Town », visant à interpeller et redonner une place centrale à la connaissance scientifique, à une époque où elle est parfois reléguée au rang d’opinion.

Les Écologistes : Gaëlle Morvan, Glen Dissaux, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Marion Maury

 

2026, une année à vivre avec optimisme et espoir.

L’année 2025 aura été marquée par une succession de Premiers ministres et de gouvernements. Cette situation politique sans précédent sous la 5ème République n’a pas laissé beaucoup de place pour les débats essentiels. Par contre, nous avons su supporter des bricolages et des tâtonnements budgétaires irresponsables, des abandons de convictions, des remises en cause des décisions prises, une mise à mal des valeurs essentielles de notre modèle républicain, … Bref, rien de très réjouissant.

Et alors que nous allons vivre jusqu’en mars prochain au rythme de la campagne des élections municipales, il nous faut espérer que cette séquence démocratique majeure pour notre pays se déroule au mieux. A l’opposé du spectacle affligeant que nous impose depuis quelques mois la classe politique nationale, avec des dirigeants de plus en plus isolés dans leur tour d’ivoire.

A l’international, la multiplication des conflits armés dans le monde ont un impact non négligeable sur notre moral et produisent des incidences négatives de plus en plus nombreuses sur notre quotidien.

Mais pour autant, faut-il faire l’impasse sur ce moment de partage que nous pouvons vivre en ce début d’année ? Certainement pas et les vœux que nous formons doivent être les plus positifs au possible.

C’est donc un message d’optimisme que les élus du « PRG-le Centre gauche » souhaitent adresser aux lectrices et lecteurs du magazine Sillage. Les Brestoises et les Bretois savent se mobiliser lorsqu’il s’agit de faire face aux difficultés.

En ces temps d’un monde en turbulence, et alors que nous risquons de connaître un climat de grande instabilité politique au plan national, il nous faut garder de l’espoir.

Bonne et heureuse année à toutes et à tous. Bloavezh mat !..

Les élus PRG-le Centre gauche de Brest : Fortuné PELLICANO, Hubert BRUZAC

La « Symphonie des rubans »

Le 13 février prochain, à la veille de la Saint Valentin, M. Cuillandre va inaugurer la 2ème ligne de Tram et le BHNS.

En général, à cette période, on offre un cadeau à l’être cher. Peu importe la valeur de celuici, c’est le geste qui compte. Sauf que là, le cadeau voulu par M. Cuillandre est hors de prix, et ce sont les Brestois, les habitants de la métropole et les entreprises qui vont le payer pendant de plusieurs décennies.

Ces derniers mois, la pression a été mise sur les équipes et les entreprises pour tenir les délais. Tous, piétons, personnes à mobilité réduite, usagers des transports en commun, cyclistes, deux roues, automobilistes, ont souffert dans leurs déplacements, les embouteillages, les parcours déviés, et que dire des commerçants et des riverains impactés par les travaux du matin à la nuit tombante.

Cette inauguration, le maire président la voulait absolument avant les élections municipales. Il l’envisageait au départ « en grande pompe ». Nous lui avons donc rappelé les règles qui interdisent, en période préélectorale, les effusions aux frais de la collectivité.

Nous restons vigilants, car depuis quelques semaines, c’est la profusion d’évènements en tous genres… Pas une occasion n’est manquée de dévoiler une plaque, de couper un ruban, d’inaugurer une manifestation.

Tambours et trompettes, c’est devenu une « Symphonie des rubans ».

Tramway : la facture déraille !

La grande affaire de mandat qui s’achève, c’est donc « Mon réseau grandit » et c’est un gouffre financier qui ne manque pas d’interroger voire d’inquiéter l’ensemble des élus de la droite et du centre à Brest et dans la métropole.

En conseil de métropole (12/12/2025), une nouvelle fois les maires des communes ont demandé au président maire de disposer d’un bilan financier d’exécution du programme « Mon réseau grandit », d’autant plus que le tracé est très brestobrestois.

C’est cette même exigence de clarté que nous portons depuis des années sur tous les dossiers et que nous avons encore rappelée, en conseil municipal de Brest (16/12/2025), sur le bilan financier du chantier du Tram.

Rien de plus logique, d’ailleurs, dans un fonctionnement normal d’une collectivité. Mais à Brest, la transparence n’est guère la règle.

Face à ces revendications légitimes, le maireprésident s’est déclaré incapable de répondre, renvoyant à plus tard et en évoquant de possibles contentieux. Estce à dire que luimême ou ses collaborateurs financiers ne suivent pas au jour le jour l’exécution du plus gros chantier en cours de nos collectivités ? Difficile à croire ou alors cela est particulièrement inquiétant !

Voté à 192 M€ HT, il a été réévalué à 225,50 M€ HT, et demain ?

Cette information capitale pour l’avenir de Brest, il la doit - plus encore à l’heure du bilan de fin de mandat - à tous les élus et aux habitants.

La vérité, c’est que le projet a du mal à rentrer dans l’enveloppe financière. On pouvait rendre le même service pour 2 fois moins cher. Et la tentation est grande d’externaliser des imputations budgétaires. Ainsi alors que la compétence « déplacements » relève de la Métropole, au vu du poids budgétaire considérable, il a fallu « faire les poches » du contribuable brestois à hauteur de 15 M€.

Conséquence : les projections financières virent au rouge dans un climat de plus en plus incertain. Face à nos appels à la prudence, M. Cuillandre a préféré endetter dangereusement l’agglomération.

Au terme de ce mandat, Bernadette Malgorn et les élus remercient sincèrement les Brestois qui leur ont fait confiance depuis 2014 et ceux qui se sont engagés à leurs côtés.

Elus Brest, c’est Vous ! - Droite & Centre
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Gaëlle MONOT
Valérie ABALLEA Françoise HOUARD
Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD
Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue J. Macé – Brest

6 années d’opposition constructive

Le mot d’ordre de notre groupe a été, durant ce mandat, l’intérêt des Brestoises et des Brestois avant les idéologies. Nous avons mené, durant ces 6 années, une opposition constructive à la majorité sortante sur les dossiers structurants de notre territoire.

Sur la sécurité d’abord. La constance de notre engagement en faveur d’une police municipale s’est heurtée au déni du maire sortant et aux accusations d’extrémisme de certains de ses colistiers. L’heure des élections approchant, il semblerait qu’on nous donne finalement raison.

Sur l’Arkea Park, ensuite. Nous avons, contrairement aux alliés de circonstance du maire sortant, toujours soutenu ce projet structurant pour le territoire.

Nous pourrions citer de nombreux autres exemples… Être des élus d’opposition, c’est avant tout porter la voix des habitants de notre ville et de notre métropole. Et nous sommes fiers de vous avoir défendus durant ces 6 années.

Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
Groupe Brest Progressiste
brestprogressiste@gmail.com

Septembre 2025 - Expression libre (Sillage n°276)

Les temps de l’enfant : faire de l’intérêt de l’enfant notre boussole commune

À Brest, comme dans de nombreuses villes, l’éducation dépasse largement les murs de l’école. Depuis de nombreuses années, notre ville porte une politique éducative locale ambitieuse, bien au-delà de ses compétences obligatoires — limitées à la gestion des bâtiments et au personnel non enseignant. Ce choix délibéré, assumé, traduit une conviction forte : pour les socialistes, une ville engagée est une ville qui place l’enfant au cœur de son action.

C’est tout le sens du projet « Grandir à Brest », qui structure notre politique éducative autour d’une vision globale dans une continuité éducative : l’articulation cohérente des temps scolaires, périscolaires, extrascolaires et des vacances. Ce travail collectif, exigeant, associe tous les acteurs éducatifs et place l’intérêt de l’enfant au centre des réflexions, pour qu’elles puissent irriguer nos politiques publiques. Car ici, à rebours d’une inquiétante tendance à l’exclusion des plus jeunes des espaces publics, « nous considérons l’enfant comme un citoyen à part entière de notre ville, pas seulement comme un élève », rappelle Émilie Kuchel, adjointe à la politique éducative.

Concrètement, cette ambition se traduit par des choix forts, notamment en matière d’accessibilité, de justice sociale et de qualité du service public :

  • Gratuité de la cantine pour près de 1 000 enfants ;
  • 80 % de bio dans les cantines ;
  • Baisse des tarifs pour 75 % des élèves inscrits à la cantine et à l’accueil périscolaire en 2024 ;
  • Reprise en main de la restauration scolaire via une société publique locale, pour plus de qualité et de maîtrise ;
  • Participation des enfants dans nos politiques publiques : cours d’école, plan d’urbanisme… ;
  • Et dès la rentrée 2025, une nouvelle baisse tarifaire des activités extrascolaires municipales pour 80 % des familles brestoises.

Dans un contexte d’inflation persistante, les tarifs municipaux des accueils de loisirs des vacances baisseront ainsi jusqu’à -30 % pour les familles les plus modestes. Autre avancée majeure : l’accès aux classes découvertes est désormais renforcé et facilité grâce à un forfait versé en amont, permettant aux enfants des quartiers les plus défavorisés de vivre ces expériences essentielles.

Notre engagement ne s’arrête pas là. Alors que la Cour des comptes souligne le décalage de l’école primaire avec les besoins des enfants ciblant la semaine condensée sur 4 jours, Brest maintient résolument la semaine de 4,5 jours, en place depuis une douzaine d’années. Un choix pédagogique fort, fondé sur l’intérêt supérieur de l’enfant, quand la France reste la seule en Europe et dans l’OCDE à avoir généralisé une semaine aussi courte après le recul sur la réforme de 2013 sous les quinquennats d’Emmanuel Macron.

Il est temps de changer de regard sur notre système éducatif français. Les collectivités ne sont pas de simples exécutantes logistiques. Elles sont des architectes des temps de l’enfant, et doivent être reconnues comme telles. Il ne suffit plus d’encourager les initiatives locales : il faut leur donner les moyens de faire mieux, partout.

À Brest, nous avons choisi de faire des besoins globaux de l’enfant notre priorité. C’est un choix de justice, un choix d’avenir, un choix politique.

Groupe des élues et élus socialistes
elus-socialistes-brest.fr

 

Construire Brest comme une place forte du breton !

En moins d’une décennie, notre région a perdu la moitié de ses locuteurs du breton ! Cette situation est inquiétante car elle pose la question inévitable de la survie de notre langue régionale. D’autant que le modèle d’apprentissage actuel du breton (et de toutes les langues régionales) repose principalement sur la sphère associative qui doit elle-même faire face à de nombreux périls : diminution des financements d’État dans la cure d’austérité souhaitée par Bayrou, crise de l’engagement bénévole, etc.

Pour endiguer ce déclin, il y a urgence à agir. Que faire ?

À Brest, année après année, notre collectivité fait le choix de mener une politique visant à renforcer la place du breton dans tous les aspects du quotidien de notre cité.

Transmettre, faire vivre, garantir la visibilité de notre langue, voilà nos trois mots d’ordres pour faire du breton une langue d’avenir, vivante et partagée par le plus grand nombre. C’est dans cette logique que nous menons des actions fortes et ambitieuses : soutien au réseau associatif du mouvement breton dont SKED, distribution d’un livret de famille bilingue, constitution d’un fond documentaire en breton dans les médiathèques, accompagnement dans l’organisation d’évènements promouvant le breton, ouverture d’une filière d’enseignement bilingue par quartier dans les écoles publiques, etc.

Mais tout ce travail mené localement en faveur du breton ne saurait malheureusement pallier le manque criant d’ambition publique nationale pour les langues régionales, notamment dans le domaine de l’enseignement. Les moyens d’État nécessaires pour ouvrir des classes bilingues dans les écoles publiques et former de nouveaux enseignants ne sont toujours pas au rendez-vous ! Cela rend plus que jamais nécessaire l’adoption d’une nouvelle loi « Cachin » garantissant à chaque élève de l’école publique la possibilité d’apprendre sa langue régionale, là où elle est parlée, au pays.

Le groupe des élues et élus communistes
Eric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean‑Michel Le Lorc’h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou

 

Pour l’écologie et la réindustrialisation

L’écologie est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Là où la terre, l’eau, l’air sont pollués, menaçant la santé de chacun, les personnes qui en ont les moyens peuvent toujours déménager, mais pas celles qui ont de petits revenus. Pas de justice sociale sans écologie.

Pas de justice sociale non plus sans une économie qui garantisse des emplois bien rémunérés. Or, la globalisation libérale, en mettant en compétition tous les pays du monde pour comprimer les salaires et augmenter sans cesse les profits des multinationales, a fait deux grandes victimes dans le pays de Brest comme ailleurs en Europe : l’agriculture familiale et l’industrie. Dans ces deux secteurs, beaucoup d’emplois ont été perdus.

Face à ces deux constats, on ne doit pas se résigner. Concilier l’écologie, l’agriculture et l’industrie et relocaliser les emplois, c’est possible. Par son climat et ses sols, la Bretagne est un des territoires les mieux placés pour la culture du lin et du chanvre. Aucune autre plante n’offre une palette aussi large de débouchés : nutrition humaine et animale, santé, cosmétique, bâtiment, industrie (emballages, matériaux de construction pour le nautisme et les garnitures intérieures de toutes sortes de véhicules), confection. L’association qui réunit les acteurs économiques du lin et du chanvre en Bretagne a son siège aux portes de Brest Métropole, à Landerneau.

Pour ne parler que du lin, en Bretagne les surfaces cultivées sont passées de 20 à plus de 2 000 hectares en trois ans. A Milizac, Plougonvelin, Ploumoguer, des agriculteurs s’engagent dans cette culture rémunératrice, compatible avec d’autres productions végétales ou animales et aux avantages environnementaux certains : un système racinaire qui enrichit les sols, peu voire pas d’intrants, peu voire pas d’irrigation. Des usines de première transformation se construisent dans le pays de Morlaix. A mesure que la production de lin et de chanvre va croître en Bretagne, des ateliers de filage, de tricotage et de tissage seront nécessaires pour que la matière première soit valorisée ici plutôt qu’à l’autre bout de la planète. Brest Métropole a toute sa place dans ce nouvel écosystème breton. Les communes et les intercommunalités ont un rôle direct à jouer en introduisant des critères favorables au lin et au chanvre dans la commande publique. Le groupe SNCF a décidé de remplacer le coton par du lin produit et transformé en France pour la confection des tenues de travail de tous ses agents (290 000 salariés dans le monde).

Elu-e-s du Groupe Génération.s – LRDG – UDB
Elise Hamard-Péron, Fragan Valentin-Leméni, Christiane Migot, Xavier Hamon et Béatrice Lebel.

 

L’été est propice à la découverte des petits et des grands trésors qui nous environnent. Et Brest Métropole n’en manque pas.

Brest est labellisée “ville d’art et d’histoire” et met en valeur l’héritage issu d’une histoire riche et ingrate qui a vu la ville détruite en 1944, reconstruite et sans cesse transformée depuis. La renaissance des ateliers des Capucins qui a permis à un site remarquable, porteur d’une page de l’histoire ouvrière de Brest, de se transformer en un lieu de culture et de détente est l’illustration parfaite de cette ville qui veut renouer avec son histoire et retrouver un attrait dont l’après-guerre l’avait privé.

Les communes environnantes sont également riches d’histoires et d’éléments de patrimoine qui méritent qu’on y prête attention. On peut penser à Plougastel, ses fraises, son calvaire, son musée, et quelques-uns des plus beaux points de vue sur la rade. Et de longue date, la commune a eu à cœur de valoriser ce patrimoine ce qui lui a permis d’accéder récemment au statut de “station classée de tourisme”

A l’autre bout de la métropole, le phare du Minou vient d’être distingué comme site emblématique de la région Bretagne pour le Loto du patrimoine. Si le dossier de restauration du phare est porté par la commune de Plouzané, la mise en valeur de ce site d’exception ne pourra se faire qu’en conjuguant les efforts de différents partenaires dont la commune, la métropole et le conservatoire du littoral.

Enfin, un peu partout, des chemins et des sentiers sillonnent nos quartiers, nos campagnes et notre littoral. Ils sont appréciés aussi bien par les randonneurs, venus parfois de loin pour admirer des paysages grandioses, que par les familles qui trouvent dans leur environnement proche des balades accessibles. Et là, si la métropole assure, la plupart du temps, la gestion et l’entretien des chemins, ce sont les communes qui peuvent s’occuper de leur identification et de leur jalonnement.

Tout cela montre à quel point les compétences sont entremêlées lorsque l’on parle d’attractivité et de développement touristique du territoire. C’est pourtant un enjeu essentiel et dont on mesure année après année à quel point il peut être porteur de perspectives.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr

 

C’est la rentrée, vive les cours non genrées !

En ce mois de septembre 2025 dans notre métropole, plus de 17 000 enfants rejoignent les bancs de l’école… et la cour de récréation ! Attendue ou redoutée, la récréation est un moment crucial pour la sociabilisation des enfants. Diverses études sur l’égalité filles-garçons à l’école mettent en lumière que les stéréotypes de genre s’y répètent et s’y ancrent, du fait d’un traitement différencié entre les genres souvent inconscient. D’après une étude d’Unicef France de 2018 : “La cour de récréation illustre la séparation des sexes à l’école par la place qu’occupent les filles et les garçons : les garçons au large et au centre, les filles sur le côté”. Ainsi, à travers l’aménagement de la cour et son usage notamment, l’école « fabrique du sexisme ». Cette occupation de l’espace n’est pas anodine dans la construction du rôle projeté selon son genre et sur les relations filles-garçons. Cette répartition inégale, on la retrouve aussi au quotidien sur l’espace public. Le Haut Conseil à l’Égalité révèle que 60 % des femmes, toutes générations confondues, pensent qu’elles doivent être discrètes pour correspondre à ce que la société attend d’elles et 45 % des hommes sont d’accord.

Mais “parce qu’il est une construction sociale, le sexisme n’est pas une fatalité”. Dans son projet Grandir à Brest, la collectivité fait de la lutte contre les inégalités et la promotion de l’égalité filles-garçons une priorité. La ville aménage progressivement ses cours d’école en concertation avec les enfants. Les élèves sont sensibilisé-e-s, et réfléchissent ensemble aux usages souhaités pour un partage de l’espace plus équitable. Cette démarche s’accompagne d’une végétalisation de la cour et permet de répondre au mieux à leurs besoins. Ces cours inclusives deviennent des lieux d’apprentissage du vivre-ensemble, favorisant la mixité et l’égalité au quotidien. Voici une mesure très concrète que les communes peuvent mettre en place pour construire une société plus égalitaire et plus juste.

Groupe Les Écologistes : Glen Dissaux, Nathalie Chaline, Marion Maury, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan

 

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Après le bel été que nous avons vécu à Brest, c’est une rentrée faite de doutes, d’inquiétudes et d’attentes fortes qui nous attend.

Tout est là pour nous le rappeler. Que ce soit du fait des tensions à l’international mais aussi avec ce que nous sommes amenés à vivre en France au quotidien.

Mais revenons quelques instants sur toutes les belles émotions partagées en juillet et en août avec les diverses manifestations proposées à Brest.

Nombre d’entre vous et les touristes attirés par notre territoire ont pu participer à de multiples événements culturels et sportifs en accès gratuit sur l’espace public.

Parmi ceux-ci, retenons le départ d’étape du Tour de France féminin suivi par une foule impressionnante, le feu d’artifice du 13 juillet applaudi par 25 000 personnes, le défilé du 14 juillet qui a été un grand moment de fête pour celles et ceux réunis sur le Cours d’Ajot, les concerts et animations des 3 Jeudis du Port qui ont fait vibrer au total 67 000 personnes, les animations dans les quartiers.

Bref, des gens heureux d’être là… Nous, élus du PRG-le Centre gauche, sommes fiers de ce que Brest propose en animations et en événements. Notre ville a su projeter une belle image d’elle-même, celle d’une tradition festive, où la convivialité et le partage ne sont pas des vains mots mais une façon de vivre.

Mais la politique va vite reprendre ses droits. Les Brestoises et les Brestois savent qu’ils peuvent compter sur nous pour défendre leurs intérêts et ceux de notre ville.

Fortuné PELLICANO
Hubert BRUZAC
Frédéric DEVAUX
Groupe des élus PRG-le centre gauche

Investir pour la paix : les atouts de Brest

La guerre est à nos portes. Depuis le 24 février 2022, Vladimir Poutine a lancé une « opération spéciale » terme qui peine à masquer une invasion de l’Ukraine avec l’objectif de la soumettre. En 2008, l’invasion de la Géorgie témoignait d’une volonté du pouvoir russe de rétablir son emprise sur ses anciens satellites. L’annexion de la Crimée en 2014 n’avait cependant pas suffi à provoquer une rupture avec la posture de recueil des dividendes de la paix. La dislocation de l’URSS avait fait rompre avec la stratégie de guerre froide, et nos partenaires européens continuaient à s’abriter sous la garantie, au travers de l’Otan, du parapluie américain. Depuis janvier 2025, la nouvelle Administration demande à l’Europe de financer sa défense et fait douter du caractère stable de la relation transatlantique et de la protection américaine.

La France, attachée depuis le général de Gaulle à sa souveraineté, a su en maintenir l’arme, la dissuasion nucléaire. Le site de l’Ile Longue avec les 4 SNLE joue un rôle stratégique dans la défense de la France.

Aujourd’hui il n’est plus question seulement de maintenir notre capacité de dissuasion mais de remobiliser la Nation et ses armées pour répondre aux nouveaux défis et aux nouvelles formes de conflits qui envahissent tous les espaces terrestres, marins, aériens mais aussi numériques et appellent en réponse des innovations permanentes.

Ces enjeux géopolitiques renforcent le rôle stratégique du site brestois.

Autour de la Marine nationale, composante historique, qui joue un rôle structurant pour notre métropole, avec la base navale et ses milliers de militaires et autres personnels, c’est tout le bassin d’emploi qui est intimement lié aux industries de défense et de haute technologie.

Chacun connaît les grands équipementiers, Naval Group et Thalès, mais la vitalité du secteur repose aussi sur les nombreuses PME/ETI industrielles agissant en sous-traitance ou des entreprises de la Tech. Elles représentent environ 20 % des emplois du bassin. Au-delà, en Finistère, de nombreux acteurs interviennent aussi en soutien de nos armées.

Mais, c’est aussi un vivier de formation d’excellence, d’ingénieurs et de techniciens issus des grandes écoles et de la recherche. Reconnu depuis bien longtemps pour son excellence scolaire, notre région doit encore pousser sa jeunesse et notamment les filles vers les études scientifiques. Le site brestois, avec ses formations universitaires et ses grandes écoles, doit répondre aux besoins de l’industrie, du développement et de la recherche. Un défi à relever : à quand la parité filles/garçons dans nos formations scientifiques supérieures ?

A l’occasion de l’ouverture à Brest d’une Ecole 42 de formation informatique d’excellence, Bernadette Malgorn a proposé qu’une action volontariste soit engagée en ce sens par la Métropole : bourses, passerelles de réorientation, voilà des dispositifs éprouvés à déployer avec ambition.

Plus généralement, elle avait, lors de l’examen du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), insisté sur l’importance pour le Pays de Brest des enjeux liés à la défense. Nous ne devons pas nous contenter d’enregistrer les retombées de la politique nationale mais exprimer clairement notre potentiel et notre volonté d’accueillir les activités liées à la défense. La paix n’est pas une donnée naturelle. Elle se gagne par l’équilibre des forces, par la coopération internationale, la diplomatie et la démonstration de puissance. Mais d’abord par la cohésion nationale et territoriale. A Brest, soyons fiers de contribuer à préparer la paix.

Les élus Brest, c’est Vous ! – Droite & Centre
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Gaëlle MONOT
Valérie ABALLEA Françoise HOUARD
Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD
Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue Jean Macé – Brest

Moulin Blanc : une promenade bienvenue

Le projet a été annoncé avant l’été : l’ancienne voie d’accès située à Palaren, rétrocédée à la Métropole, va être réaménagée pour en faire un sentier de promenade surplombant le Moulin Blanc.

Une fois n’est pas coutume, nous applaudissons des deux mains. Et pour cause. Ce projet faisait partie de notre programme lors des élections de 2020. Nous avons, avant tout le monde, défendu l’aménagement de Palaren et la mise en lien avec le Conservatoire botanique de Brest, afin de créer une zone verte, cyclable et piétonne.

Comme quoi, les bonnes idées n’ont pas d’exclusive. Nous attendons maintenant les futures annonces à venir un Plan escale zéro fumée pour lutter contre la pollution des navires dans le port de Brest, notamment des paquebots, grâce à l’électrification des quais. Un autre point fort de notre projet pour la Métropole auquel la majorité sortante ne devrait pas s’opposer.

Groupe Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
brestprogressiste@gmail.com